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Isabelle Richer au cœur des drames humains

Métier : journaliste

Avec Marie-Louise Arsenault

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Isabelle Richer au cœur des drames humains

Isabelle Richer

Isabelle Richer

Photo : Radio-Canada

De son rêve d'enfance de devenir archéologue jusqu'à son entrée au palais de justice de Montréal comme journaliste judiciaire en 1992, en passant par ses premiers pas à Télévision Quatre-Saisons (TQS) comme recherchiste, Isabelle Richer revient sur sa carrière riche en rebondissements. La journaliste, que l'on peut écouter quotidiennement à ICI RDI, raconte à Marie-Louise Arsenault les dossiers qui l'ont marquée : la crise d'Oka, le procès des Hells, l'affaire Agostino Ferreira, et bien d'autres.

Rêve de jeunesse
« J’étais une romantique. En deuxième année du secondaire, j’avais décidé que je voulais être archéologue. » Fantasmant à l’idée de déterrer des tombes pharaoniques et de découvrir des cités perdues, Isabelle Richer a effectué des études néo-helléniques à l’Université de Montréal en vue de devenir archéologue. La réalité du métier étant tout autre, elle décide de procéder à un changement professionnel et se joint à l'équipe d'une nouvelle chaîne de télévision, TQS.

La journaliste est assise devant des ordinateurs.

Isabelle Richer dans une salle de montage dans les années 1990.

Photo : Tirée des archives personnelles de la journaliste

TQS
En 1986, elle cogne à la porte du nouveau média québécois et obtient un poste de recherchiste. Très vite, elle monte les échelons dans cette entreprise embryonnaire qui est constamment à la recherche de nouveaux talents. Loin des palais de justice, son tout premier reportage porte plutôt sur le spectacle de patin Ice Capades au Forum de Montréal. Elle aura d’autres affectations, comme la crise d’Oka, qui sera une étape charnière dans sa formation professionnelle.

La journaliste est entourée de son caméraman et de deux soldats.

Isabelle Richer couvre la crise d'Oka en 1990.

Photo : Radio-Canada / Une photo tirée des archives personnelles de la journaliste

Les affaires judiciaires sont un condensé de la vie, de l’humanité. Toutes les questions importantes auxquelles nous devons faire face dans la société finissent par se retrouver au palais de justice.

Isabelle Richer, journaliste

Le palais de justice de Montréal
C’est à la suite du procès de Gilles Perron, accusé du meurtre de sa femme, qu’Isabelle Richer a eu la piqure pour les affaires judiciaires. « Cette histoire m’a passionnée. Quand je suis retournée à la station, j’ai dit à mon patron que ça m’intéresserait d’être en permanence au palais de justice », dit-elle. Convaincu des talents et de l'enthousiasme de son employée, son patron lui octroie le poste de ses rêves la même année.

[Les faits divers] sont une radiographie de la société. Ils sont le reflet de la misère et de la détresse humaine.

Isabelle Richer, journaliste

Les faits divers
« J’ai été 23 ans au palais de justice et j’ai fini par voir que tous les accusés sont aussi des victimes », explique Isabelle Richer. La journaliste a eu l’occasion de couvrir un certain nombre de causes au palais de justice de Montréal : des histoires de litige, des histoires de crime, des viols et d'autres horreurs. « J’ai tout vu. Tout ça m’imbibe encore. Si je pouvais me vider de tout ce que j’ai absorbé, il me semble que je serais plus libre », explique-t-elle.

Le procès d’Agostino Ferreira, condamné pour meurtre en 1995, reste à ses yeux un épisode très troublant.

Je ne pense pas que l’on peut anéantir la corruption, la saleté, la malhonnêteté. Ce désir de faire de l’argent mène encore plus [le monde]. Il se régénère. Comme on ne peut pas anéantir les pissenlits, on ne peut pas anéantir le crime.

Isabelle Richer, journaliste

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