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On joue du coude avec le journaliste sportif Réjean Tremblay

Métier : journaliste

Avec Marie-Louise Arsenault

Le samedi de 13 h à 14 h

On joue du coude avec le journaliste sportif Réjean Tremblay

Réjean Tremblay en entrevue.

Le journaliste Réjean Tremblay souligne ses 50 ans de carrière journalistique.

Photo : Radio-Canada / Marie-Sandrine Auger

Réjean Tremblay cumule 50 ans d'une carrière florissante en journalisme. Muhammad Ali, Gilles Villeneuve, Guy Lafleur : il a côtoyé les plus grands noms du sport et gagné le respect de ses pairs. Pendant une heure, il raconte à Marie-Louise Arsenault les moments les plus épiques et les plus mémorables de son parcours professionnel.

Réjean Tremblay est né le 24 août 1944 à Saint-David-de-Falardeau, dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Après des études en lettres et en pédagogie, il a entamé une carrière à l’âge de 20 ans comme professeur de latin et de grec à Chicoutimi. De 1970 à 1973, l'homme a été journaliste au Progrès-Dimanche et, ensuite, au Quotidien.

L'époque de La Presse
Réjean Tremblay a fait ses débuts à La Presse en 1974 et est resté fidèle à ce quotidien pendant près de 40 ans. À l’époque, il avait une vision très partagée des Montréalais, qu’il appelait, avec ses collègues du Saguenay, « les Montréalistes ». Sa première journée à titre de journaliste aux faits divers s'est révélée mémorable : « Montréal ne m’attirait pas beaucoup. Je m’en souviens encore, de la première fois que j’ai traversé le pont pour travailler à La Presse, le 19 août 1974; j’avais passé ma vie à sentir l’air des montagnes, et là, j’ai trouvé que ça sentait la mélasse », dit-il avec une pointe d’humour. En 2011, il a quitté La Presse pour joindre les rangs de l’équipe Québecor, avec qui il partage plusieurs valeurs communes, dont la vision politique de Pierre Karl Péladeau.

Au court de sa longue carrière, il a couvert plus de 12 Jeux olympiques, mais c’est son expérience sur le terrain à Moscou qui l'a marqué à jamais. C’était, selon lui, l’âge d’or du journalisme sportif.

J’ai eu des chicanes épiques avec Jean Perron, Jacques Lemaire, Marcel Aubut, etc. Au fil des années, certains sont restés de très proches amis, et les autres, je sais que je peux [compter sur eux].

Réjean Tremblay

Le Canadien de Montréal
En 1975, Réjean Tremblay a été affecté à la couverture des matchs de hockey du Canadien de Montréal. Ne parlant pas l'anglais, il se débrouillait comme il le pouvait et a appris à la dure sur le terrain. « Je décrivais ce que je voyais dans le vestiaire. La règle numéro un dans le journalisme, c’est d’utiliser tous ses sens. Il ne faut pas juste se servir de ses oreilles », conseille-t-il.

Réjean Tremblay s'est lié d’amitié avec plusieurs joueurs, mais c’est Guy Lafleur qui lui ravit toute son admiration. « C’est l'âme la plus généreuse que j’ai vue dans ma vie. La personne la plus consciente du monde ordinaire; ce qu’on appelle, dans les hauteurs, "le petit peuple". »

Sur les échecs du Canadien
« Le Canadien, pendant 90 ans, s’est nourri du Québec, de la nation francophone. Il y avait 10, 12 joueurs qui vivaient ici, qui faisaient leur épicerie ici, qui passaient l’été ici, qui portaient et étaient portés par le Québec. Lorsque Bob Gainey et Pierre Gauthier ont expurgé et éradiqué le fait français chez le Canadien, le club n’a plus jamais gagné. »

Quant à l’avenir du journalisme, Réjean Tremblay est sans équivoque :« Il faut redoubler d’efforts. Il va falloir que la presse écrite se remette en question et se dirige vers l’analyse. Elle doit faire opposition à tous les monopoles qui s’installent partout. Ça va prendre des journalistes et des patrons qui vont être mauditement courageux », dit-il.

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