Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du mardi 18 décembre 2018

Il était une fois dans l’Ouest, ou l’apogée du western

Publié le

Un cowboy joué par Charles Bronson dans une scène du film <em>Il était une fois dans l'Ouest</em>
Il était une fois dans l'Ouest (1968) est sans doute le film le plus connu de Sergio Leone   Photo : Rafran Cinematografica / Paramount Pictures

« On a l'impression que le western ne peut pas vraiment aller plus loin que ça. » Selon Helen Faradji, le classique de 1968 a permis au grand réalisateur Sergio Leone d'à la fois revitaliser cette forme cinématographique et d'annoncer sa mort. Au 50e anniversaire d'Il était une fois dans l'Ouest, la critique de cinéma, le réalisateur Jean-François Pouliot et le musicien Martin Léon expliquent à Stéphan Bureau que même si le film est hanté par la mort, tous ses plans sont vivants.

« Sergio Leone brutalise le western, d’une certaine façon. Il le fait aller dans des extrêmes qu’on ne pouvait pas vraiment imaginer, affirme Helen Faradji. Chez Leone, le western, c’est la saleté, la sueur et le sang. Il y a quelque chose d’hyperréaliste, même si c’est très, très stylisé, qui fait aller le western dans des retranchements d’où il ne pouvait pas vraiment revenir vivant. »

On peut scruter chaque plan d’un film de Leone, particulièrement Il était une fois dans l’Ouest, et ne jamais s’en lasser, parce qu’on découvre tout le temps quelque chose de nouveau.

Helen Faradji

Il était une fois un choc

Jean-François Pouliot (La grande séduction) se souvient de la première fois qu’il a vu Il était une fois dans l’Ouest. « J’ai eu l’impression de voir un western pour la première fois, mais un western qui avait un rythme et une capacité d’aller tellement loin, dit-il. Les gros plans extrêmes qu’il se permettait… Personne n’avait osé faire ça. Et il y a une profondeur dans le drame qu’on n’avait généralement pas dans les westerns américains. Il y a cette caricature que les Italiens arrivent toujours à utiliser, tout en demeurant dramatiques. Ils sont les seuls à faire ça. »

Entrevue de Stéphan Bureau avec le réalisateur Sergio Leone en 1979

Trois notes

« C’est fort, c’est puissant. C’est trois notes. C’est juste trois notes, le thème de L’homme à l’harmonica », souligne Martin Léon, au sujet de la pièce musicale emblématique de la trame sonore.

Il se souvient d’ailleurs encore tendrement de la première fois qu’il a entendu l’un des morceaux de la musique originale d’Il était une fois dans l’Ouest, soit Addio a Cheyenne. « C’est la première musique qui a attiré mon attention sur cette planète. J’avais 4 ans, j’ai arrêté de marcher et j’ai tourné la tête. […] Il y a quelque chose qui est à la fois joueur, il y a une candeur, un mystère, quelque chose de touchant, aussi. Quand j’ai entendu cette pièce-là, j’ai été ému. La plupart des pièces de ce film sont nées avant le tournage. Il y a tellement d’émotions. » Vingt ans plus tard, le musicien québécois suivrait des cours aux côtés du compositeur Enio Morricone, à qui l’on doit toutes les musiques des films de Leone.

« Morricone fait un clin d’œil à l’inéluctable, indique-t-il. Oui, on va mourir, oui, il y a des drames, mais on va jouer pendant qu’on vit. »

Chargement en cours