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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 14 décembre 2018

L’art de rassembler véganes, carnivores et antiglutens à table

Publié le

Stefano Faita, Jean-Philippe Cyr et Marie Marquis au micro de Catherine Perrin.
Stefano Faita, Jean-Philippe Cyr et Marie Marquis   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Pour bien réussir à contenter tout le monde avec un repas en cette ère de restrictions alimentaires, il faut accepter que bien-être et savoir-vivre vont désormais de pair, et s'enquérir des régimes de nos invités, mais aussi prévenir ses hôtes si l'on doit leur imposer une contrainte culinaire. En compagnie de la professeure de nutrition Marie Marquis, les chefs Stefano Faita et Jean-Philippe Cyr expliquent à Catherine Perrin qu'on doit aussi s'abstenir de prêcher les vertus de son style de vie, quel qu'il soit.

« Il y en a qui, ô, surprise, vont arriver le soir même en disant : "Je ne te l’avais pas dit; tu vas être contente, je suis devenue végétarienne!" Ça arrive, souligne Marie Marquis. Ça, c’est dérangeant pour l’hôte ou l’hôtesse. Si moi, j’ai une nouvelle particularité alimentaire, le savoir- vivre, c’est de le dire à mon hôte et de l’annoncer. »

Surprendre sans pourfendre

Jean-Philippe Cyr recommande de laisser les végétaliens contribuer aux repas en apportant un plat : « La nourriture végane, c’est le fun, parce qu’on peut juste être agréablement surpris. Ça a tellement mauvaise réputation que les gens sont surpris quand c’est bon. »

Pour lui, les repas familiaux sont le mauvais moment pour faire du prosélytisme. « Je n’arrive pas là avec mon gilet meat is murder, raille-t-il. Ce n’est pas l’endroit pour faire de la provocation, le souper de Noël. Si les gens me posent des questions, je suis très heureux de répondre. Si tu veux te chicaner avec ta famille, parle de politique, de religion et d’alimentation. »

Comme un jeu

Stefano Faita voit les restrictions alimentaires comme un défi à relever. « C’est notre réalité, et il va falloir que je me démêle là-dedans, dit-il. Si on me laisse carte blanche, que je sais que j’ai un végane qui s’en vient manger chez nous, je vais essayer de faire quelque chose. S’il apporte son lunch, c’est correct. À ce moment-là, ça me donne juste la possibilité de dire : "OK, on fait un [repas-partage]." Les carnivores qui vont venir vont peut-être goûter à quelque chose et être surpris. »

Le chef italien a maintes fois eu à relever le défi dans ses deux restaurants montréalais : « On a des véganes qui viennent, on trouve toujours quelque chose qu’ils peuvent manger. »

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