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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 6 décembre 2018

Couples ouverts, couples unis : ces gens qui disent non à la monogamie

Publié le

Trois doigts illustrent le polyamour.
Le polyamour, illustré par trois doigts   Photo : iStock

Par amour de la liberté, de l'exploration, par refus du conformisme et parce qu'ils ont une autre définition de la fidélité, de plus en plus de couples choisissent de mettre fin à l'exclusivité. En compagnie de la journaliste Sylvia Galipeau et du sexologue François Renaud, Catherine et Élise, deux personnes vivant en couple ouvert, expliquent à Catherine Perrin que la communication et la confiance sont essentielles pour réussir dans ce mode de vie.

« Pour moi, le mot "fidélité" n’est pas nécessairement associé à la sexualité comme pour la plupart de gens, je crois », dit Catherine, en couple ouvert depuis 13 ans.

Spontané

Catherine a opté pour ce modèle par frustration d’avoir vu ses unions précédentes dissoutes en raison de ce qu’elle appelle « une incartade ». « J’en profite de façon spontanée, c’est-à-dire que ce n’est jamais prévu. Quand ça s’enligne pour que l’expérience arrive, si je suis disponible mentalement, physiquement, émotionnellement, je vais peut-être [saisir l’occasion], et je vais peut-être vivre cette expérience nouvelle. »

Je suis un électron libre.

Catherine

Au-delà du sexe

« Ça répond à mes valeurs profondes de liberté d’être », affirme Élise, en couple ouvert depuis 12 ans. Elle a adopté cette façon de faire dès l’adolescence, inspirée par des gens autour d’elle qui suivaient ce modèle. « Ça m’a vraiment éveillée à d’autres possibilités. Je ne cadrais pas dans le modèle plus traditionnel. Je le sentais déjà. Très rapidement, [j’ai ressenti] un grand besoin de liberté personnelle, mais aussi de respect de mon entité. »

Pour elle, il ne s’agit pas simplement de sexualité. « J’ai vraiment besoin de connecter avec quelqu’un. Pour moi, c’est plus sur la base de connexions stimulantes, intellectuellement, indique-t-elle au sujet de ses partenaires extraconjugaux. […] On peut arriver à une sexualité, mais c’est [d’abord] une proximité et une intimité que je vais partager avec quelqu’un. […] Dans un couple conventionnel, ce serait déjà menaçant. »

C’est perçu comme un cirque, un peu. Ça amuse les gens de savoir ce que c’est. C’est une menace [pour eux].

Élise

Comme au Moyen-Âge

François Renaud assure être de plus en plus consulté par des couples désireux d’explorer une forme de polyamour. « Historiquement, la monogamie est quand même assez récente, souligne-t-il. Dans les temps médiévaux, oui, il y avait une monogamie sociale, mais les chevaliers avaient souvent une maîtresse à côté. Ce n’était pas nécessairement consommé, mais il y avait comme un échange amoureux. […] La monogamie qui dure aussi longtemps est assez récente, à cause de notre durée de vie. De faire de couples [qui durent] 30, 60 ans, c’est récent. »

Le respect, mode d’emploi

Silvia Galipeau constate que ce mode de vie n’est pas pour n’importe qui. « C’est un peu comme l’appétit : il y a des gens qui ont beaucoup d’appétit, il y a des gens qui en ont peu. Il y a des gens qui mangent plein de choses différentes, il y en a qui aiment juste le brocoli », offre-t-elle en guise de comparaison.

« Les sexologues et les thérapeutes le répètent sans cesse : ce qu’on note chez les couples ouverts qui marchent, c’est vraiment qu’ils communiquent beaucoup, beaucoup. Je ne vois pas ça comme un fardeau, je vois ça comme un plaisir de déterminer clairement les règles, [de déterminer] comment on se respecte. »

Un webinaire sur les dessous de la chronique Derrière la porte aura lieu le 13 décembre à midi sur le site de La Presse. Inscription nécessaire sur le site.

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