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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 30 novembre 2018

Les francophones du pays piqués par le défi des Franco-Ontariens

Publié le

« Notre langue, nos droits » peut-on lire sur une affiche lors de la manifestation
« Notre langue, nos droits » peut-on lire sur une affiche lors de la manifestation   Photo : Radio-Canada / MARIE-MICHELLE LAUZON

De Winnipeg à Moncton, des francophones dénoncent le manque de vision et l'arrogance, voire l'attitude « suprémaciste » du gouvernement de Doug Ford, dans la foulée des compressions annoncées le 15 novembre dernier. Des manifestations auront lieu partout au pays le 1er décembre. Carole Freynet-Gagné, du Centre de la francophonie des Amériques, à Winnipeg, Jean-Paul Perreault, d'Impératif français, à Ottawa, Jean-Bernard Robichaud, ancien recteur de l'Université de Moncton, et Damien Robitaille, auteur-compositeur-interprète, parlent à Catherine Perrin des retombées économiques positives d'un financement adéquat des services aux francophones.

Jean-Bernard Robichaud croit que l’Université de l’Ontario francophone, dont Doug Ford a annulé le financement public, est destinée à arriver quand même. « Peu importe comment le vent contraire arrive, […] c’est une université qui est très avancée, qui est très innovatrice, qui développe des partenariats, dit-il. Il n’est pas question qu’elle disparaisse. Les francophones de l’ensemble du pays sont capables de se donner la main et de s’assurer, même à l’encontre de la volonté du gouvernement de l’Ontario, de [la] créer. Je suis convaincu que ça va arriver. »

La lutte dans le sang

Pour Damien Robitaille, la nouvelle vague de compressions représente « une autre bataille ». « On dirait que c’est un prérequis pour être un Franco-Ontarien », fait-il remarquer. On dirait que c’est dans le sang des Ontariens : il faut se battre pour que la langue survive. »

Avenir bloqué

Jean-Paul Perreault va plus loin en dénonçant le « suprémacisme » du gouvernement Ford. « ll faut quand même constater que le geste posé par le gouvernement de l’Ontario est un geste qui bloque l’avenir de la francophonie. On lui rend impossible l’accès à des études supérieures », affirme-t-il.

Évoquant la suppression du poste de commissaire à la francophonie, il déclare : « On démobilise, on détruit, d’une certaine façon, l’autorité et l’autonomie d’un organisme qui regarde de très près l’accès aux services en français. »

Moi, ce qui me révolte, c’est que cette vision suprémaciste anglophone, elle n’est pas qu’ontarienne : elle est aussi canadienne, et elle est peut-être mondiale.

Jean-Paul Perreault

« On est dans le chemin »

Invitée à tempérer les propos de son collègue, Carole Freynet-Gagné abonde dans le même sens : « Je pense qu’il y aura toujours un pourcentage de la population, souvent silencieuse, qui a des visées suprémacistes ou qui [est] raciste. Le monde, le Canada est en train de changer; [il] est en train de s’ouvrir sur le bilinguisme, et là, avec l’arrivée de Trump, il y a une nouvelle droite qui se crée, une plateforme pour parler, et en ce moment, [ces gens] s’acharnent sur la francophonie parce qu’ils parlent à leur base. On est dans le chemin. »

Pour connaître l’horaire et les points de rencontre des manifestations du 1er décembre, suivez ce lien.

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