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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 14 novembre 2018

Pacte pour la transition : l’épineux problème des contradictions des signataires

Publié le

François Cardinal, Laure Waridel, Jocelyn Maclure et Christine Beaulieu au micro de Catherine Perrin.
François Cardinal, Laure Waridel, Jocelyn Maclure et Christine Beaulieu   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Même s'il peut sembler incohérent qu'une personnalité comme Guy Laliberté soutienne la lutte contre les changements climatiques alors qu'il a voyagé dans l'espace, les contradictions individuelles ne devraient pas empêcher la société d'avancer. C'est l'avis de l'écosociologue Laure Waridel, de l'éditorialiste François Cardinal, de la comédienne Christine Beaulieu et du professeur de philosophie Jocelyn Maclure. Dans la foulée des critiques émises à l'endroit des célébrités signataires du Pacte pour la transition, ils soulignent à Catherine Perrin que l'initiative de Dominic Champagne vise d'abord à inciter les gouvernements à poser des gestes concrets.

« C’est une façon facile, pour les détracteurs de la lutte contre les changements climatiques, ou à tout le moins ceux qui veulent se déculpabiliser, de montrer du doigt ce qui retrousse, dit François Cardinal. Chacun vit avec sa conscience. C’est vrai que certains gestes sont posés et qu’on est peut-être, en façade, en contradiction avec un discours qu’on a. En ce moment, par exemple, je reçois des courriels – que je n’aurais pas reçus l’année dernière – parce que je vais être conférencier dans une croisière en mer Baltique l’année prochaine. Les gens qui m’écrivent en m’envoyant promener ne savent pas ce que je fais chez nous pour être à la hauteur du discours que j’ai en environnement. Ils ne savent pas non plus que pour la croisière, par exemple, je compense chacun des grammes de CO2 dont je vais être responsable. »

Responsabilité contre liberté

« Je ne suis pas parfaite. Moi aussi, je peux m’améliorer, avoue Laure Waridel. On est dans une société d’abondance; les tentations sont permanentes. J’ai trois adolescents. Ce que je trouve intéressant, avec le débat actuel – bien que je trouve déplorable qu’on pointe certains individus – [est que] ça soulève la grande question de la responsabilité versus la liberté. […] Je pense qu’à partir du moment où on est conscient des [problèmes], de poser des gestes qui vont dans le sens du monde que je souhaite à mes enfants devient incontournable, et ça devient même un facteur de bonheur et de bien-être. »

Mieux vaut tard

« Ça fait des années qu’on est entraînés à surconsommer, croyant répondre à un besoin pour être heureux, constate Christine Beaulieu. Nous sommes des êtres influencés par notre environnement et par [les messages] qu’on nous envoie. Le problème est qu’on est entrés dans cette roue-là à une grande vitesse. Aujourd’hui, on est pris avec ces absurdités. Ce qui est beau, je pense, […] c’est qu’on est en train de s’en rendre compte. »

Scepticisme de bonne guerre

« Il y a un soupçon moral qui pèse sur tous les signataires; c’est tout à fait correct qu’on nous demande de rendre compte de nos actions, convient Jocelyn Maclure. Mais rien des contradictions des uns et des autres n’invalide la démarche, qui me semble absolument fondamentale, si on pense que les solutions [au changement climatique] doivent être politiques au final. »

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