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<em>Génies en herbe</em>, le test suprême des connaissances avant Google

Médium large

Avec Catherine Perrin

Génies en herbe, le test suprême des connaissances avant Google

Audio fil du mardi 18 septembre 2018
Dans un studio de télévision, l'animateur Michel Benoît fait face aux quatre participants du collège Beaubois de Pierrefonds et à ceux du Collège des Eudistes de Montréal.

Michel Benoît à l'animation du jeu-questionnaire télévisé Génies en herbe, en 1981

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Des camaraderies et des rivalités intenses, une préparation ardue et de longue haleine... Ce sont les principaux souvenirs que le lecteur de nouvelles Alexis De Lancer, le chroniqueur Hugo Dumas, le journaliste Claude Deschênes et la recherchiste Caroline Morin gardent du fameux jeu-questionnaire télévisé, diffusé de 1972 à 1997. Les anciens concurrents discutent avec Catherine Perrin de la façon bien différente avec laquelle on célébrait le savoir avant qu'Internet prennent d'assaut nos vies.

« C’était un fun au quotidien, pas juste quand on arrivait pour la compétition à la télé », souligne Alexis De Lancer, pour rappeler que les matchs diffusés à la télévision n’étaient que la pointe de l’iceberg. « C’était aussi en amont, dans la préparation, à l’époque pré-Internet. Il ne faut pas oublier qu’on n’avait pas Google à portée de main. C’est tout ça qui faisait partie du plaisir. »

Le danger de se tromper

« On voulait gagner. Les [membres des] autres équipes n’étaient pas nos amis, se souvient Hugo Dumas. Ça prenait une confiance en soi que je n’avais pas nécessairement. Tu penses que tu connais la réponse. Tu te dis : "Je vais essayer." Mais si tu rates, tu fais perdre 10 points à ton équipe. Et là, tout le monde est en beau maudit après toi. Si tu l’as, tapes dans le dos, merci, bravo. C’est très difficile. »

Des animateurs prêts à tout

« C’était beaucoup de questions, indique Claude Deschênes, qui a été tour à tour concurrent, puis animateur de Génies en herbe. Toutes les questions devaient être validées par les animateurs. On devait faire notre recherche pour être sûr qu’on avait la bonne réponse, parce que s’il y avait une contestation, il fallait pouvoir assumer en ondes, en direct. […] On n’avait pas le droit à l’erreur. »

Une autre époque

« C’était un exercice de rapidité. C’était la connaissance, mais [aussi] qui va l’avoir en premier. Répondre trop rapidement n’était pas la meilleure chose non plus, explique Caroline Morin. On est tellement loin de ça avec Internet, maintenant. Il y a une paresse qui s’est installée, on ne mémorise plus nécessairement ces connaissances-là parce qu’on les [cherche sur] Google et on les a tout de suite. […] On a une meilleure compréhension empirique des choses, mais peut-être pas [autant de] connaissance. »

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