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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 7 septembre 2018

La gratitude de ceux qui ont été élevés par leurs grands-parents

Publié le

Kim Leblanc, Catherine Coutu et Christine Law au micro de Catherine Perrin.
Kim Leblanc, Catherine Coutu et Christine Law   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Parce que leurs parents sont morts ou ne pouvaient s'occuper d'eux, Catherine Coutu, Éric Robitaille, Kim Leblanc et Christine Law ont été pris en charge par leurs grands-parents. L'un d'entre eux a même été élevé dans une résidence pour aînés. À l'approche de la fête des grands-parents, ils témoignent des efforts touchants que leurs aïeux ont faits pour leur donner une enfance normale, mais aussi des situations cocasses que le décalage générationnel pouvait engendrer.

« J’ai toujours été très reconnaissante envers ma grand-mère », dit Catherine Coutu. Sa grand-mère maternelle a quitté son mari et les États-Unis pour venir s’occuper d’elle. « Je voyais des amis qui n’étaient pas gentils avec leurs parents. Mais moi, je savais que j’étais dans une situation où [ma grand-mère] avait laissé des choses de côté pour s’occuper de moi. J’ai toujours compris ça. C’était naturel et ce l’est encore aujourd’hui. »

Parfum d’antan

« J’étais un adolescent de 15 ans entouré d’une centaine de résidents dont la moyenne d’âge était de 75 ans, raconte Éric Robitaille. Ç’a été un problème côté inclusion sociale. […] Mes grands-parents n’étaient même pas à la mode dans les années 1950, alors, ils l’étaient encore beaucoup moins dans les années 1980. Ce qu’on écoutait à la télévision, c’était les émissions de Pierre Marcotte ou de Michel Louvain. Ce qu’on écoutait a la radio, du vieux western, de la musique folklorique ou du Fernand Gignac. C’était ma culture à moi. »

Côté vestimentaire, j’incarnais 50 nuances de beige. Dans l’univers pastel des années 1980, ce n’était pas très adéquat.

Éric Robitaille

Consciente des sacrifices

Kim Leblanc a toujours appelé ses grands-parents ses parents, et ses oncles et tantes, ses frères et sœurs. « À l’adolescence, ç’a été difficile pour moi, [car] l’écart générationnel s’est vraiment fait sentir. Mais en devenant une adulte, je suis [devenue] reconnaissante, explique-t-elle. Je dis souvent, quand je parle de ma mère : elle ne m’a pas donné la vie, elle m’a sauvé la vie. […] Je me rends compte du sacrifice que [mes grands-parents] ont dû faire. »

Ils ont fait la différence

Née de parents d’origine chinoise, Christine Law est la seule de sa fratrie à avoir été élevée par ses grands-parents. « L’éducation que mes grands-parents m’ont donnée m’a beaucoup marquée. Je vois à quel point ça a fait une différence dans ma vie, comparé à [celle de] mes sœurs, indique-t-elle. Quand mon dernier grand-père est décédé, j’ai réalisé à quel point c’était une perte dans ma vie. »

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