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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 23 août 2018

Des solutions concrètes pour réduire le gaspillage alimentaire

Publié le

Guillaume Cantin, Daniel Normandin et Jean-François Gagné Bérubé au micro de Stéphan Bureau.
Guillaume Cantin, Daniel Normandin et Jean-François Gagné Bérubé   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Cuisiner avec les restes, produire des plats à partir des fruits et légumes invendus et s'affranchir de la tyrannie de la date de péremption des aliments. Voilà trois solutions concrètes pour réduire les 2,2 millions de tonnes d'aliments gaspillés par les ménages canadiens chaque année, selon Guillaume Cantin, de l'organisme La Transformerie, Daniel Normandin, de l'Institut de l'environnement, du développement durable et de l'économie circulaire, et Jean-François Gagné Bérubé, du site Glouton.ca. Ils expliquent à Stéphan Bureau que l'on peut à la fois mieux manger et économiser en faisant attention aux pertes.

Glouton.ca est un « vide-frigo » qui permet de trouver des recettes pour cuisiner ses restants de nourriture, à partir d’une banque de 15 000 recettes provenant d’autres sites. « Avec un inventaire aussi grand, ça permet d’aller chercher la combinaison la plus favorable [à partir de] ce qui reste dans notre frigo, dit Jean-François Bérubé Gagné, le créateur du site. Il y a aussi le volet "Ingrédients similaires", avec des ingrédients qui peuvent facilement [en substituer d’autres]. Par exemple, certaines recettes parlent de pommes de terre Yukon, alors qu’on peut facilement les remplacer par des Russet. »

Ancien vainqueur de l’émission Les chefs, Guillaume Cantin s’est investi dans La Transformerie, un organisme sans but lucratif qui compte commercialiser des tartinades conçues à partir de fruits et légumes invendus, comme de l’hummus au pied de brocoli. « Il s’agit d’identifier ceux qui sont les plus courants, [que l’on trouve] en plus grand volume, indique-t-il. On utilise la conserve. C’est l’outil qui permet de capturer le goût. »

Des produits de l'organisme La Transformerie, préparés avec des aliments invendus dans les marchés d'alimentation.
Des produits de La Transformerie, faits à partir de fruits et de légumes invendus Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Un goût supérieur à celui des produits-vedettes

« Ce qu’on a remarqué, c’est que les fruits et légumes qui sortent des rayons sont parfaitement mûrs. Ils sont parfaits pour nous, poursuit Guillaume Cantin. La logistique qui est développée […] permet de les transformer rapidement et de capturer ce goût-là, qui est optimal. Ce qui surprend les commerçants, quand on leur fait goûter [nos produits], c’est que [ces derniers sont] meilleurs que ce qu’ils ont sur l’étalage, et [qui est] fait à partir de produits [ordinaires]. On peut vraiment faire de super belles recettes avec [les invendus]. »

La date de péremption, cette fausse information

Daniel Normandin exhorte le public à ne pas se fier à la date de péremption indiquée sur les contenants pour déterminer si un aliment est encore bon à consommer. « Le problème est que les gens ont tendance à [confondre] "meilleur avant" et "plus bon après". Malheureusement, on aurait besoin de développer des emballages intelligents qui, par exemple, pourraient vraiment dire que l’aliment est encore consommable. Il y a du travail qui se fait là-dessus, [ce qui] permettrait de mieux gérer les stocks à la maison et de vendre [les aliments] plus longtemps. »

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