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Stéphan Bureau
Audio fil du jeudi 3 mai 2018

Éducation : comment le Québec peut rattraper son retard

Publié le

Monique Brodeur et Sébastien Stasse au micro de Catherine Perrin.
Monique Brodeur et Sébastien Stasse   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Créer un institut national de l'éducation, implanter la maternelle à 4 ans, favoriser l'engagement communautaire des parents, créer un ordre professionnel des orthopédagogues, revoir les modes de financement... Voilà quelques solutions à privilégier pour augmenter le taux de diplomation au secondaire des élèves québécois, selon trois spécialistes de l'éducation. Au micro de Catherine Perrin, ils expliquent pourquoi ils sont en désaccord avec l'intention du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, de cibler le décrochage parental.

Monique Brodeur, doyenne de la Faculté de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal, Édith Dumont, directrice générale du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, et Sébastien Stasse, directeur d’école et chargé de cours en éducation, réagissent à une nouvelle étude de l’Institut du Québec, qui révèle notamment que le taux de diplomation au secondaire au Québec est de 64 %, soit 20 % plus bas qu’en Ontario.

S.O.S. orthopédagogues
« C’est important de ne plus demander aux parents d’aller chercher des diagnostics pour des difficultés d’apprentissage, notamment. Il faudrait que les services d’orthopédagogues soient là, dit Monique Brodeur. La formation, en orthopédagogie, est inégale entre les universités, et différentes personnes peuvent occuper des postes d’orthopédagogue sans avoir les compétences nécessaires. »

Maternelle à 4 ans : la preuve ontarienne
Édith Dumont remarque les effets bénéfiques de la maternelle à 4 ans en Ontario : « Ce sont des lieux de socialisation absolument privilégiés. Développement du langage, développement des compétences sociales… Ça fait des enfants qui entrent en première année avec un [bon] niveau de confort, à l’école, et un niveau de confiance en leur capacité d‘apprendre. […] Quand on entre dans ces classes, ça jase, ça joue, ça échange, et c’est très axé sur le développement du langage. »

L’argent aux spécialistes
« Quand on reçoit des gens de l’immigration, souvent, les parents sont pris avec l’arrivée sur place. Il y a des éléments [dont ils doivent] tenir compte, qui dépassent leur possibilité d’agir comme ils le voudraient », souligne Sébastien Stasse, au sujet des précautions à prendre avant de mettre le blâme sur le décrochage parental.

Il privilégie plutôt de mieux investir aux bons endroits, soit dans les professionnels : « Je pense qu’il faut donner aux enseignants, aux directions d’école et aux professionnels – on parle des orthopédagogues, mais il faudrait aussi parler des psychoéducateurs, des psychologues, des travailleurs sociaux – les moyens de faire réussir les élèves. […] L’utilisation de ces professionnels peut faire la différence. »

Précision : Monique Brodeur n’est pas membre de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec.

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