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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 26 avril 2018

Dehors novembre, le pied de nez des Colocs à la noirceur, a 20 ans

Publié le

Jean Barbe, Geneviève Borne, Lise Raymond et Émile Bilodeau au micro de Catherine Perrin.
Jean Barbe, Geneviève Borne, Lise Raymond et Émile Bilodeau   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Le chant du cygne d'un des groupes québécois les plus marquants aura 20 ans le premier mai. Porté par la chanson Tassez-vous de d'là, l'album se voulait une charge contre la mélancolie et la détresse, mais il incluait lui-même des textes très sombres. Au micro de Catherine Perrin, le chanteur Émile Bilodeau, la relationniste Lise Raymond, l'auteur Jean Barbe et l'animatrice Geneviève Borne cherchent dans Dehors novembre des signes avant-coureurs de la détresse de Fortin.

« Dehors novembre est un grand, grand disque qui repose sur la noirceur, la fissure, la douleur, la souffrance et qui l’élève et qui en fait quelque chose de beau », dit Jean Barbe, qui a écrit le livre Autour de Dédé Fortin. « C’est ça l’art, c’est ça les grands livres, c’est ça les grandes toiles, c’est ça les grandes musiques. C’est tellement extraordinaire et c’est tellement triste qu’on n’en ait pas d’autres [comme lui]. »

Mélancolie assumée
Geneviève Borne se souvient de la sortie de Dehors novembre : « Il y a plusieurs appels à l’aide là-dedans, mais sur le coup, quand on recevait Dédé en entrevue, lui, il restait très [impassible] en disant : "Oui, mais j’ai toujours parlé de choses sombres, j’ai toujours aimé les chansons sombres, j’ai été un fan de Brel, qui a eu plusieurs textes très sombres de son côté. »

Antivedette
« [Dédé] ne voulait pas être populaire, il ne voulait pas nécessairement que l’album soit le succès qu’il a été. Il avait un problème avec le vedettariat. Juste dans sa façon de se vêtir, ce n’était pas une vedette », se souvient Lise Raymond.

Elle souligne que Dédé Fortin a insisté pour que « Tassez-vous de d’là » soit le premier extrait de Dehors novembre, une décision commercialement risquée compte tenu du texte de la chanson. « C’était lui le boss », dit-elle, ajoutant que la première réaction du chanteur, lorsque l’extrait a décollé, était d’être heureux pour ses musiciens.

Des adeptes reconnaissants
Émile Bilodeau, qui avait 1 an au moment de la sortie du disque, a été élevé au son des Colocs, et le destin de Dédé Fortin lui a enseigné la réalité du suicide. « Mes parents viennent du Lac-Saint-Jean. Cinq heures de route, ça s’entretient avec Les Colocs, fait-il valoir. Les chansons l’emportent au final et, vraiment, son œuvre a fait tellement de bien à ma famille, à moi… Dédé Fortin, c’est la raison pour laquelle je suis souverainiste, c’est la raison pour laquelle je fais de la musique. […] Je suis très reconnaissant de ce qu’il a fait, avant tout. »

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