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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 24 avril 2018

Aliénation parentale : quand les enfants rejettent les parents

Publié le

Philippe Rivest, Marie-Claude Savard et Célia Lillo au micro de Catherine Perrin.
Philippe Rivest, Marie-Claude Savard et Célia Lillo   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Lorsqu'un enfant est appelé à choisir, lors d'une séparation, avec qui il souhaite vivre, ou lorsqu'un parent implique l'enfant dans le dénigrement ou l'exclusion de l'autre parent, on parle d'aliénation parentale. L'avocat Philippe Rivest, l'animatrice Marie-Claude Savard et la psychologue Célia Lillo expliquent à Catherine Perrin que ce phénomène fait du tort à la fois aux enfants et aux parents.

Marie-Claude Savard souligne qu’un conflit de loyauté survient lors de toute séparation. Elle décrit comment la séparation de ses propres parents, dans les années 1970, a pu donner lieu à de l’aliénation parentale : « À un moment donné, le "une fois aux deux semaines" devient une fois par mois. Puis, un de ces mois, ça n’adonne pas. On [se retrouve avec] une relation parentale qui se détériore et que l’on doit reconstruire à l’âge adulte. On se rend compte qu’il y a [des répercussions] sur le développement d’un enfant lorsqu’il n’a pas de relation avec l’un de ses parents. »

Séquelles
« L’enfant a des séquelles pour le restant de ses jours, parce qu’on l’a privé de la moitié de son patrimoine familial, souligne Philippe Rivest, selon qui le système judiciaire doit d’abord faire enquête et sensibiliser les familles concernées. Il faut stopper ça dans l’œuf, carrément. »

Pas toujours un seul coupable
« Parfois, c’est l’enfant lui-même qui se distancie. Parfois, l’autre parent aussi peut y contribuer. C’est pour ça qu’il est tellement important d’avoir une définition qui évite le binaire, les parents aliénants et les parents aliénés, indique Célia Lillo. On s’entend mieux pour parler de détérioration du lien parent-enfant […], qui peut aboutir à une cimentation du rejet massif de l’enfant vis-à-vis de l’autre parent. »

« Le plus important, c’est l’après, dit aussi la médiatrice familiale. Qu’est-ce qu’on fait avec cette situation-là? Notre responsabilité, en tant qu’intervenants, c’est de permettre de rétablir le lien. »

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