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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 6 mars 2018

Comment revaloriser la profession d’enseignant

Publié le

Antoine Côté, Daniel Désormiers et Myriam Chapdelaine au micro de Catherine Perrin
Antoine Côté, Daniel Désormiers et Myriam Chapdelaine   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Pour contrer la pénurie d'enseignants au Québec, il faudrait rémunérer le stage final des étudiants, faciliter la formation continue et mener des entrevues auprès des candidats aux programmes d'enseignement dans les universités. C'est l'avis de Daniel Désormiers et de Myriam Chapdelaine, enseignants d'expérience, et d'Antoine Côté, étudiant en enseignement. Ils font valoir à Catherine Perrin l'importance de ne pas resserrer l'accès à la profession et de plutôt s'assurer que ceux qui y entrent aient envie d'y rester.

Antoine Côté insiste sur le fardeau financier imposé aux finissants au moment d’effectuer leur quatrième stage et estime que ce dernier devrait être rémunéré : « Quand on passe 14 semaines en stage et qu’on est débordé, on ne peut pas travailler. La compensation vise à lutter contre la précarité financière et le stress qui accompagne cette précarité. Si on veut reconnaître la profession, […] ça passe aussi par [la reconnaissance] de l’apport des stagiaires dans l’école. »

Un ordre ferait du désordre
À l’instar des autres invités et des syndicats d’enseignants, Myriam Chapdelaine est défavorable à la création d’un ordre professionnel des enseignants. « Déjà, on remet toujours en question nos décisions, souvent au quotidien, souligne-t-elle. Ce n’est pas rare de recevoir des courriels de parents [qui demandent] : "Pourquoi cette question d’examen?" "Pourquoi cette lecture?" "Pourquoi telle activité?" J’ai l’impression que les enseignants ont peur [qu’un ordre professionnel] soit un moyen de s’immiscer encore une fois dans leur classe, encore une fois dans leurs décisions. […] Quand on prend une décision, elle est réfléchie et il y a une visée pédagogique à cela. »

Radar essentiel
Daniel Désormiers croit que si l'on resserre les critères d’accès aux programmes d’enseignement, l'ajout d'une entrevue devrait être envisagé dans la foulée car elle permettrait de repérer les vrais bons candidats. « On a beau être un maitre des mathématiques, si on n’explique pas bien, la matière ne passera pas », affirme-t-il.

Selon lui, la faiblesse des candidats est un problème du système public d’éducation, et non des programmes d’enseignement. « S’ils n’ont pas la cote R et qu’ils ont de la difficulté en français, ils viennent quand même du système. Alors, il faudrait peut-être [s’attaquer] à partir de la base, au primaire et au secondaire, ces problématiques de la poule et de l’œuf. »

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