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Les 1001 façons de tricher à un jeu de société

Médium large

Avec Catherine Perrin

Les 1001 façons de tricher à un jeu de société

Audio fil du vendredi 16 février 2018
Christian Lemay, Claude Ayerdi-Martin et Benjamin Déziel au micro de Catherine Perrin

Christian Lemay, Claude Ayerdi-Martin et Benjamin Déziel

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Par frustration, par défi de contourner les règles ou par plaisir d'en créer de nouvelles, ou encore pour donner des leçons, certains joueurs aiment bien pimenter les jeux de table de feintes, de distractions, de vols de pions, de cartes ou de dés, ou de manigances diverses. Pour souligner la sortie d'une version du jeu Monopoly spécialement conçue pour les tricheurs, Christian Lemay, concepteur de jeux, Benjamin Déziel, youtubeur, Claude Ayerdi-Martin, bibliothécaire et responsable du festival Montréal joue, parlent à Catherine Perrin des conséquences de la tricherie sur une partie.

« Tourner les dés est toujours la chose la plus facile à faire lorsque les gens discutent autour de la table », avoue Benjamin Déziel. Joueur aux performances déficientes, il voit la tricherie comme faisant partie intégrante du jeu, ainsi que comme une façon de se donner de meilleures chances de gagner. « Tourner le 1 pour un 6, ce n’est pas si compliqué. » Il n’hésite pas non plus à demander à ses camarades de regarder ailleurs, ou d’aller lui chercher un verre d’eau pour arriver à ses fins.

La technique de la pleureuse iranienne
« Après avoir joué, lorsque je me rends compte que ce n’était pas un bon coup, j’essaie de refaire ma décision, de reprendre mon coup pour en faire un autre, révèle Christian Lemay, qui se décrit lui-même comme un mauvais perdant. « J’aime gagner. Je suis un compétiteur, je fais du sport, aussi. Donc, quand je joue mal, je suis fâché, mais surtout contre moi, en fait. » De telles réactions lui ont valu, de son propre aveu, le surnom de « pleureuse iranienne ».

Tous pour un
Claude Ayerdi-Martin jure obéir aveuglément aux règles. Une seule exception : ces jeux coopératifs au cours desquels les joueurs doivent faire front commun pour gagner. « C’est très habituel que tous les joueurs qui veulent faire le meilleur [pointage] se disent : "On va reprendre le dernier coup, sera mieux." […] Officiellement, c’est considéré comme de la tricherie, parce qu’on ne respecte pas nécessairement les règles. »

Le festival Montréal joue aura lieu du 24 février au 11 mars.

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