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Les plaisirs rassurants et répétitifs de la monomanie

Médium large

Avec Catherine Perrin

Les plaisirs rassurants et répétitifs de la monomanie

Audio fil du jeudi 14 décembre 2017
Julianne Côté et Jean-Michel Berthiaume au micro de Catherine Perrin

Julianne Côté et Jean-Michel Berthiaume

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Pour certaines personnes, une activité pratiquée à répétition, qu'il s'agisse de regarder un film ou une série, ou de relire un livre, vient combler un besoin momentané, ou récurrent, ou permet de calmer l'anxiété. La monomanie se distingue du trouble obsessif compulsif en ce qu'elle est constituée d'activités plaisantes et n'est pas un obstacle à l'épanouissement. En compagnie de Robert Vallerand, psychologue et chercheur, Jean-Michel Berthiaume, doctorant en sémiologie, et Julianne Côté, comédienne, expliquent à Catherine Perrin qu'ils vivent bien avec leur monomanie.

Julianne Côté entretient une fascination pour les films mettant en vedette l’actrice Michelle Pfeiffer, en particulier Batman Returns (1992). « Cette semaine, j’allais mal, et donc, j’ai écouté Batman Returns, puis je me suis sentie vraiment bien après, raconte-t-elle. Il y a quelques scènes-clés que j’aime, donc j’avance [le film pour ne voir qu’elles]. C’est mon petit processus. Des fois, je l’écoute au complet, des fois, j’ai envie de ça, mais d’autres fois, je peux écouter quatre fois de suite mes scènes fétiches. […] Je pense que la trame sonore est un élément qui m’obsède et m’enivre énormément. C’est l’univers, les costumes, la musique… »

Elle ajoute : « J’aime Michelle Pfeiffer comme si c’était une membre de ma famille. »

L’œuf ou la poule
Jean-Michel Berthiaume ne sait trop si c’est son travail de sémiologue qui l’amène à développer des penchants monomaniaques ou si ce sont ces mêmes tendances qui l’ont guidé vers la sémiologie et l’analyse de la culture populaire. « Je suis actuellement dans l’œil de la tempête d’une obsession autour du personnage de Supergirl, avoue-t-il. Ici, on a une déformation professionnelle qui me sert énormément. Je constate que cette recherche de l’érudition à travers ces obsessions fait en sorte que je suis très utile dans mon emploi. »

Expert, mais à quel prix?
« On devient expert dans ce dans quoi on va s’investir. C’est vrai pour les athlètes, qui vont devenir superspécialistes dans un domaine, remarque Robert Vallerand. En tant qu’êtres humains, nous avons un besoin fondamental : celui de se développer. Se développer à tous les niveaux, pas uniquement dans une seule sphère. La question – et chaque personne a sa réponse – est : est-ce que le fait de devenir un spécialiste d’un film, d’un CD nous amène à nous sentir bien? »

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