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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 12 décembre 2017

Sécurité routière : comment mieux assurer la sécurité des piétons

Publié le

Mathieu Charlebois et Evelyne Charuest au micro de Catherine Perrin
Mathieu Charlebois et Evelyne Charuest   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Infrastructures déficientes, signalisation inadéquate, règles floues, non-respect de ces dernières par les usagers... Malgré l'intention d'encourager le transport en commun et de désengorger les artères, des villes comme Montréal et Québec appartiennent toujours bel et bien aux automobilistes, selon le chroniqueur Mathieu Charlebois, l'animatrice Evelyne Charuest et le consultant en sécurité routière Jean-François Bruneau. Ils décortiquent un projet de réforme du Code de la sécurité routière qui affaiblit selon eux la sécurité des piétons et discutent de l'importance de développer les villes avec le piéton en tête.

« La question, c’est moins les gens que les infrastructures. Il y a vraiment des endroits où la ville nous dit : "Tu n’es pas supposé être là" », déplore Mathieu Charlebois.

Selon lui, les milieux urbains et les lois sont toujours pensés par des conducteurs. « Quand on est un marteau, tout ressemble à un clou. Quand on a une auto, toutes les distances sont à faire en auto. […] Les gens qui sont des piétons sont des gens qui prennent aussi le transport en commun, le vélo, le Bixi, des taxis… Des fois, l’auto. Mais les gens qui ont une auto, souvent, deviennent principalement des automobilistes qui sortent de l’auto pour marcher jusqu’à l’endroit où ils vont, mais pas plus que ça. Ça change radicalement la façon dont on voit la ville et on dirait que des fois, on oublie comment ça fonctionne, marcher. »

Les gens qui mettent de la signalisation sur les trottoirs durant la construction, on dirait qu’ils n’ont jamais vu quelqu’un avec des jambes.

Mathieu Charlebois

Contradictoire
Jean-François Bruneau estime que le projet de réforme comprend quelques mesures avantageuses, dont un principe de prudence qui requiert que l’usager soit respectueux des plus vulnérables. Mais il retire aussi la priorité absolue aux piétons aux passages cloutés. Les piétons seraient ainsi tenus de se manifester avant de traverser, ce qui ajouterait un degré d’ambiguïté, selon M. Bruneau. « On vient estomper, voire même annuler l’essence même de ce principe en demandant au piéton de se rendre responsable de sa propre sécurité. C’est un peu contradictoire que dans le même article de loi, on dise une chose et son contraire. »

Pour des villes à échelle humaine
Evelyne Charuest trouve que Montréal et Toronto devraient s’inspirer de villes comme Vancouver. Elle place cette dernière au sommet du palmarès des villes canadiennes les plus sécuritaires pour les piétons, devant Regina et Edmonton : « Vancouver est une ville à échelle humaine, c’est-à-dire qu’on peut marcher à peu près n’importe où. La municipalité a clairement mis, en ordre de priorité, le piéton, les cyclistes et, ensuite, les automobilistes. »

« Lorsqu’on roule à Vancouver, les feux verts clignotent, poursuit-elle. Mais ce n’est pas parce qu’on a un virage à gauche protégé. Ça veut dire que le feu de circulation est contrôlé par un piéton. Dès qu’un piéton appuie sur le bouton, il n’attend pas une minute, trois minutes, quatre minutes [pour traverser], comme c’est le cas à Montréal. Il peut attendre trente secondes et la lumière change. »

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