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Environnement : faut-il faire payer les riches?

Médium large

Avec Catherine Perrin

Environnement : faut-il faire payer les riches?

Audio fil du jeudi 23 novembre 2017
Youri Chassin, Francis Vailles, Laure Waridel et Xavier Brouillette au micro de Catherine Perrin

Youri Chassin, Francis Vailles, Laure Waridel et Xavier Brouillette

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Selon certains, les mieux nantis ont les moyens pour faire des choix plus écologiques et devraient, par conséquent, faire des efforts supplémentaires pour contrer les gaz à effet de serre. Pour d'autres, le principe du pollueur-payeur est à privilégier, et les riches paient déjà davantage pour contrer la pollution par leur consommation. L'écosociologue Laure Waridel, le journaliste Francis Vailles, le professeur de philosophie Xavier Brouillette et l'économiste Youri Chassin débattent au micro de Catherine Perrin de la meilleure voie à prendre.

Francis Vailles estime que la baisse d’impôt consentie cette semaine par le gouvernement Couillard aurait pu servir à financer la lutte au gaz à effet de serre : « On a une base de données qui nous permet de savoir combien consomme chaque voiture. Ça existe. On pourrait très bien croiser la base de données de la Société d’assurance automobile du Québec [SAAQ] à celle de Ressources naturelles Canada pour établir un niveau de taxation des véhicules qui varie en fonction des émissions de gaz à effet de serre. »

Tarifier sans punir
« Est-ce que le but est de punir les riches, de leur faire mal? Ou s’agit-il simplement de réduire les gaz à effet de serre, demande Youri Chassin. C’est beaucoup plus simple, quant à moi, au lieu d’ajuster les impôts, de tarifier la pollution. […] Ce n’est pas le fait d’être riche, le problème, ici, c’est le fait de consommer beaucoup et d’émettre des gaz à effet de serre. C’est ça qu’on doit payer. »

Des besoins à redéfinir
Laure Waridel estime qu’une taxe sur le carbone est un début, mais que ce moyen est insuffisant, puisque le marché n’est pas un bon indicateur des coûts environnementaux réels. « Ce qui me semble fondamental, c’est de revenir à la notion de besoin, affirme-t-elle. Par exemple, on va entendre : "J’ai besoin d’une auto." Mais en fait, est-ce que le besoin est d’avoir une voiture ou de se déplacer? Comment peut-on répondre à ces besoins avec la plus petite empreinte écologique possible, les riches comme les pauvres? »

Le mot honni : décroissance
« C’est comme si en ce moment, on disait : "On veut continuer à consommer, on va payer plus de taxes pour maintenir notre niveau de vie", observe Xavier Brouillette. Le problème est qu’il faut réduire notre consommation. Le non-dit ici, c’est la décroissance. Très peu de gens sont prêts à en parler au Québec, et pourtant, c’est la seule solution légitime et cohérente. »

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