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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 15 novembre 2017

Les professeurs doivent-ils dévoiler leur orientation sexuelle?

Publié le

Maxime De Blois, Geneviève Proulx, Marie Houzeau et Claude Robillard au micro de Catherine Perrin
Maxime De Blois, Geneviève Proulx, Marie Houzeau et Claude Robillard   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Dans le milieu scolaire, l'homophobie vient des adultes, jamais des élèves. Pour le personnel issu des minorités sexuelles, tous les établissements ne sont donc pas propices à la sortie du placard. En compagnie de Marie Houzeau, du GRIS-Montréal, trois enseignants homosexuels ou bisexuels, Geneviève Proulx, Maxime De Blois et Claude Robillard, expliquent à Catherine Perrin comment la révélation ou la dissimulation de leur identité sexuelle colore leur quotidien.

« J’avais l’impression, avant de faire mon coming out, de me mentir à moi-même, raconte Maxime De Blois. Il est très difficile, pour n’importe quelle personne, de cacher son orientation sexuelle, parce que la société et l’environnement dans lequel on évolue présupposent que tout le monde est hétérosexuel. »

On est observés dans ce qu’on dit, dans ce qu’on ne dit pas, dans ce qu’on fait et dans ce qu’on ne fait pas. Les jeunes vont finir par le savoir de toute façon.

Maxime De Blois, enseignant

Chercher la normalité
« Je n’avais pas envie de me poser la question chaque fois, de me censurer. Ça créait un stress [chez moi]. Je me disais : "Je veux juste faire comme n’importe quel enseignant hétérosexuel", se souvient Geneviève Proulx. Je me suis fait poser beaucoup de questions au départ, [du type :] "Pourquoi as-tu besoin de faire ton coming out? Ce n’était pas méchant de leur part. C’était vraiment de l’incompréhension. » La professeure de français répondait : « Parce que vous le faites presque chaque jour. »

La direction, cet allié essentiel
« Ce n’est pas une décision qu’on peut prendre sans être certain qu’on va avoir du soutien de ses collègues, de la direction, principalement; quelque chose qui permet à l’enseignant d’aller de l’avant en se disant : "S’il y a une plainte des parents, je ne le saurai pas." Ce filtre ne peut être que la direction. »

Ce n’est pas un caprice de faire son coming out en milieu scolaire. Il y a beaucoup d’avantages, tant pour l’enseignant que pour les jeunes.

Marie Houzeau, GRIS-Montréal

Au rythme des élèves
Claude Robillard, lui, a choisi de révéler son orientation sexuelle à ses collègues, mais jamais à ses élèves. « J’avais l’impression que les enfants n’étaient pas dans ces questionnements-là. Je ne ressentais pas cette curiosité. Je me disais : "Ça va venir d’eux à un moment donné." […] J’ai attendu la question d’un élève, mais ce n’est jamais venu. »

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