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Les vertus de l’autorité

Médium large

Avec Catherine Perrin

Les vertus de l’autorité

Audio fil du mardi 14 novembre 2017
Stéphanie Deslauriers et Jordi Pourcher-Bouchard au micro de Catherine Perrin

Stéphanie Deslauriers et Jordi Pourcher-Bouchard

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Même si les générations X et Y tendent à la délaisser dans l'éducation de leurs enfants, l'autorité procure aux enfants un encadrement bienveillant, une hiérarchie et une routine dont ils ont besoin. En revanche, elle peut inciter les enfants à devenir dépendants et influençables. Jordi Pourcher-Bouchard, enseignant, et Stéphanie Deslauriers, psychoéducatrice et auteure, débattent des bons et des moins bons côtés de l'autorité au micro de Catherine Perrin.

Nos deux invités estiment que l’autorité n’est pas incompatible avec un certain degré de démocratie.

« Même une gestion démocratique d’une classe sous-entend que quelqu’un met les points sur les i, fait les choix finaux, soutient Jordi Pourcher-Bouchard. Quelqu’un doit dire : "Voici : j’impose les règles de l’autorité." Il y a quand même une personne qui est le chef d’orchestre. […] L’autoritarisme sous-entend la contrainte et la peur. Or, avec l’autorité, on enlève ces éléments-là. Pourquoi quelqu’un a-t-il de l’autorité? Parce que quelque part, il y a reconnaissance d’une forme d’ascendance, mais qui repose d’abord sur une confiance, la confiance en une espèce de pacte, un contrat que j’ai avec mes élèves [et qui dit] : "Je vous emmène vers un lieu meilleur." »

Travail d’équipe
« Le modèle idéal serait tout ce qui est [de l'ordre de la] discipline dite démocratique, propose Stéphanie Deslauriers. Ce que ça veut dire, c’est qu’on travaille ensemble. Chacun a son rôle. […] Si on transpose ça dans la famille, on peut parler des règles ensemble, des attentes de chacun, des besoins de chacun, et nous, comme parents, on peut juger de ce qui est raisonnable et de ce qui l’est moins. Quand on parle de démocratie dans le contexte de la discipline et de l’autorité, on va parler de responsabilisation des attentes. Plutôt que de punir, aussi bien responsabiliser l’enfant. »

Au lieu de simplement envoyer un enfant réfléchir pour punir un comportement inadéquat, la spécialiste suggère de faire avec lui un retour sur les événements pour vérifier ce qu’il en a retiré et l’habituer à se mettre à la place d’autrui.

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