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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 29 septembre 2017

Ces vidéos qui provoquent un orgasme sensoriel sur Internet

Publié le

Mathieu St-Onge, Marie-Josée Turgeon et Pascale Lévesque au micro de Catherine Perrin
Mathieu St-Onge, Marie-Josée Turgeon et Pascale Lévesque   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Des voix qui chuchotent, les pages d'un livre qui se tournent, la caresse d'une main sur une chevelure, des bulles qui pétillent... Des millions d'internautes ressentent un plaisir intense à regarder et à écouter des vidéos présentant ce genre de choses. C'est qu'ils sont sensibles à la réponse automatique des méridiens sensoriels (ou ASMR, pour Autonomous Sensory Meridian Response, en anglais). En compagnie de la chroniqueuse Pascale Lévesque, deux adeptes de ces vidéos, la journaliste Marie-Josée Turgeon et l'artiste Mathieu St-Onge, expliquent à Catherine Perrin qu'elles évoquent l'intimité.

Nos invités précisent que le son n’est pas le seul élément important dans les vidéos ASMR. L’image compte elle aussi pour beaucoup.

Moment magique
Mathieu St-Onge croit que ces vidéos évoquent tout simplement des souvenirs lointains. « Quand j’étais enfant, pour m’aider à m’endormir, je me remémorais deux sketches de Passe-Partout. Le premier, c’était l’émission où l’on parlait des métiers. […] Dans un autre, Passe-Careau et Passe-Partout faisaient semblant d’être à la pêche. Quand j’ai trouvé des vidéos ASMR sur le web, j’ai eu la même sensation, c’est-à-dire une sensation de chaleur, de picotements qui parcourt l’échine, une sensation de bien-être. J’ai réalisé qu’il y a l’élément [commun] de l’intimité. On crée un moment intime. »

C’est comme amplifier quelque chose qui est dans notre vie de tous les jours.

Marie-Josée Turgeon

Comme de la méditation
Marie-Josée Turgeon témoigne : « J’ai un trouble anxieux généralisé. La méditation m’aide beaucoup. Cette forme-là est particulièrement intéressante pour moi, surtout quand c’est seulement des sons. [Certaines vidéos] sont seulement visuelles. Un artiste, au Japon, cuisine avec de tout petits éléments : une casserole miniature, un petit morceau de chocolat, un petit couteau… Je trouve ça fascinant. Ça ne m’aide pas à m’endormir, mais ça détend mon cerveau quand même. »

Retour vers l’enfance
« Il y a un lien avec l’enfance, renchérit Pascale Lévesque. Le déclencheur est souvent un professeur du primaire qui donnait un cours où l’enfant se sentait détendu. Le phénomène, aujourd’hui, consiste à mettre un nom sur quelque chose qu’on a déjà vécu. Beaucoup de gens ont connu cette sensation en écoutant Bob Ross, le peintre de PBS, à la télévision. »

Elle dit aussi : « Ça explique peut-être les cotes d’écoute du golf [à la télévision]. C’est exactement ça : des gens calmes qui chuchotent. »

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