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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 28 septembre 2017

Fini la teinture, elles assument leurs cheveux gris

Publié le

Marc Malinowski, Mitsou Plourde et Marianne Prairie au micro de Catherine Perrin
Marc Malinowski, Mitsou Plourde et Marianne Prairie   Photo : Radio-Canada

Pour se libérer des dictats sociaux, pour se redécouvrir ou tout bonnement par envie de simplicité et de naturel, elles ont choisi de ne plus cacher leurs cheveux gris avec de la teinture. En compagnie du coloriste Marc Malinowski, trois femmes fières de leurs cheveux gris, l'auteure Sophie Fontanel, la productrice Mitsou Plourde et la chroniqueuse Marianne Prairie, parlent à Catherine Perrin du sentiment de libération que procure le fait d'avoir abandonné la teinture.

« Un jour, une fille m’a dit : "Oh, là là, tu devrais enlever ça, ça te rajeunirait." Je n’étais pas vieille; j’avais 27 ans. Mais quelle cruche! Et donc, je suis allée me teindre les cheveux. Quand je suis ressortie, ils étaient vert kaki », raconte Sophie Fontanel, qui a consacré le livre Une apparition à son affranchissement de la teinture. « J’ai passé ma vie avec cette injonction que [mes cheveux] étaient beaucoup plus beaux teints, alors que c’est totalement faux! Je ne me trouve pas spécialement belle, mais je me trouve mieux maintenant que quand j’étais couverte de teinture. »

Aucune raison valable
Elle trouve absurde la croyance voulant que les hommes ne désirent pas les femmes aux cheveux blancs. « Les hommes, quand ils sont chauves, quand ils ont des seins, quand ils ont du bide et les couilles dans les genoux, on les désire quand même! Je pense que c’est possible que les hommes désirent des femmes avec les cheveux blancs. Qu’on me donne une seule vraie raison! Il n’y en a pas, à part les habitudes. »

Les gens parlent du fond de leur peur. Quand on a les cheveux blancs, on a une peur en moins.

Sophie Fontanel

Couleur peur
« Les peurs prennent naissance dans la tête. Il y a plein d’autres endroits où s’habiter, dans le corps, affirme Mitsou Plourde. On a juste à descendre un peu, à choisir la paix et à décider de ne pas aller refaire cette couleur pour découvrir un espace où l’on se dit : "On est bien mieux." »

La productrice n’est pas du genre à se demander si ses goûts sont en phase avec son âge. « J’ai commencé à jouer au hockey à 43 ans parce que, pour moi, ce n’était pas important de me dire : "T’es trop vieille." Je n’ai pas d’âge. Le regard qu’on porte sur moi, à savoir si ça me vieillit ou non, ne m’atteint pas du tout. »

C’est une véritable jouissance de voir du blanc pousser sur sa tête. Cette jouissance va déterminer un changement dans votre être. C’est un panache, en fait.

Sophie Fontanel

Marianne Prairie, elle, n’a jamais opté pour la teinture puisque ses cheveux poivre et sel ont toujours été source que de compliments. Elle trouve important que davantage de femmes optent pour le naturel. « À 30 ans, souvent, on voit apparaître nos premiers cheveux gris et on ne sait pas comment réagir. De voir des femmes de tous âges avoir des cheveux naturels, je trouve ça intéressant. »

Le prix du gris
Marc Malinowski croit qu’une adaptation peut être nécessaire pour les femmes qui choisissent d’abandonner la teinture : « C’est une autre manière de se coiffer. C’est pour ça qu’on est là. Dès qu’on arrête la coloration, [il faut] apporter des soins, que ce soit une coupe ou même des produits [à utiliser] à la maison pour aider la personne à coiffer et à modeler ses cheveux. […] Ça prend du temps, ça prend une certaine évolution, aussi, dans la tête et sur la tête. »

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