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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 19 septembre 2017

Le quotient intellectuel, un outil strictement de prédiction

Publié le

Raphaëlle Derome et Serge Larivée au micro de Catherine Perrin
Raphaëlle Derome et Serge Larivée   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Mémoire à court terme, capacité d'imaginer des concepts, intelligence émotionnelle, fonctions exécutives comme la planification... Les tests de mesure du quotient intellectuel (QI) permettent d'évaluer des fonctions mentales qui n'ont rien à voir avec l'intelligence proprement dite et doivent surtout servir à encadrer les difficultés d'apprentissage à l'école, selon la journaliste scientifique Raphaëlle Derome, le professeur en psychoéducation Serge Larivée et le neuropsychologue Dave Ellemberg. Au micro de Catherine Perrin, ils expliquent pourquoi cet indicateur n'est pas pertinent dans des sphères comme le marché du travail.

Nos invités rappellent que les tests de mesure du quotient intellectuel ont été mis au point au début du 20e siècle pour évaluer les enfants éprouvant des difficultés d’apprentissage. Ces tests changent régulièrement pour refléter l’évolution de la société et diffèrent d’un pays à l’autre.

Selon Raphaëlle Derome, le QI peut aider à déceler si un enfant souffre de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ou de dyslexie. « Le QI est un bon prédicteur du succès scolaire et c’est pour cela qu’il est utilisé […], mais ce n’est pas nécessairement relié aux notes, indique-t-elle. Quelqu’un qui n’a pas de bonnes notes à l’école n’est pas nécessairement idiot. Ça peut être parce qu’il a d’autres difficultés. »

Le QI, c’est une fenêtre sur les capacités mentales, alors que tout autour de notre tête, il y a d’autres fenêtres que cette batterie de tests n’ouvre pas.

Dave Ellemberg

Évolution constante
« La compréhension du QI et de l’intelligence sont en évolution, souligne Dave Ellemberg. Les outils ont changé. On sait également que la stimulation dans l’environnement a changé. Il y a l’effet Flynn, qui indique que le QI semble avoir augmenté, mais c’est parce qu’on a pratiqué l’une des habiletés évaluées par le test de QI. [Par exemple,] soit celle de faire des liens et de s’imaginer des concepts, de par le fait qu’on a quitté l’agriculture et qu’on a changé notre mode de vie. »

« Le QI ne prédit pas toujours en effet la réussite académique. Il y a des troubles d’apprentissage où l’on rencontre des jeunes qui ont des QI tout à fait enviables, de 110 ou 120, mais qui ne réussissent pas à l’école. »

D’autres variables
Selon Serge Larivée, on ne connaît pas encore tous les facteurs qui peuvent déterminer le quotient intellectuel. « Dans certains pays, dont les pays scandinaves, le QI [des habitants] a arrêté de monter et s’est stabilisé. Pourquoi? A-t-on atteint notre potentiel maximal? La question reste ouverte, affirme-t-il. C’est un excellent prédicteur du succès scolaire, mais ce n’est pas la seule variable. »

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