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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 19 septembre 2017

Faut-il ressusciter Passe-Partout?

Publié le

Léa Stréliski et Guillaume Corbeil au micro de Catherine Perrin
Léa Stréliski et Guillaume Corbeil   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Léa Stréliski, humoriste, croit qu'il faut laisser la chance au coureur et qu'aucune autre émission n'a su si bien illustrer les défis de l'enfance. Guillaume Corbeil, dramaturge, trouve cruel qu'une génération impose à une autre les références de son enfance, sans compter des chansons traumatisantes. Deux représentants de la « génération Passe-Partout » débattent de la pertinence de redonner vie à l'émission en 2019, comme entend le faire Télé-Québec.

Ça n’a pas toujours besoin d’être dans une navette spatiale, une émission pour enfants. Ça peut être dans une ruelle.

Léa Stréliski

« Il y avait, dans Passe-Partout, une simplicité et une empathie envers ce que les enfants vivent que je ne retrouve pas dans les émissions qui se font de nos jours pour les enfants, déclare Léa Stréliski. Il y avait des choses tellement simples, comme un enfant qui se lave les mains pendant deux minutes. De nos jours, on dirait : "Mais voyons donc, qu’est-ce que c’est que ça?" Mais, c’est ce que les enfants vivent. Ils trouvent ça dur de se laver les mains. Ils regardent et se disent : "Moi aussi, je fais comme ça, je suis capable!" »

Est-ce que ce n’est pas une façon de faire de cette grande avancée historique un cercle? Est-ce qu’on ne peut pas embrasser demain dans tout ce que ça a de nouveau, de vertigineux?

Guillaume Corbeil

Invasive répétition
« Passe-Partout a bercé mon enfance et, pour moi, ça reste quelque chose de sacré dans la constitution de mon identité. Mais justement, pourquoi le refaire? demande Guillaume Corbeil. L’enfant est censé incarner tout ce qu’il y a de nouveau, l’espoir d’un monde meilleur. Pourquoi est-ce qu’on voudrait lui inculquer l’enfance que, nous, on a eue, comme si c’était la seule enfance possible? Ça me rappelle un peu ces parents qui font des enfants dans une espèce de geste narcissique de vouloir avoir entre ses mains un être à son image. Ce n’est pas tant pour confier le monde à une génération future, mais juste pour refaire [ce qui a déjà été fait]. Ce me semble très symptomatique de ce monde d’aujourd’hui, nostalgique des années vintage. On n’en revient pas des Belles histoires des pays d’en haut, on n’en revient pas de Piment fort. »

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