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Stéphan Bureau
Audio fil du jeudi 24 août 2017

50 ans de cégeps : des personnalités se souviennent des premiers pas

Publié le

Lucien Francoeur, Nathalie Petrowski et Jean-Luc Mongrain au micro de Catherine Perrin
Lucien Francoeur, Nathalie Petrowski et Jean-Luc Mongrain   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Étape formatrice sur le plan personnel, culturel et social, lieu de rencontres et de découvertes libéré de la discipline des études de premier cycle... Pour Jean-Luc Mongrain, Lucien Francoeur et Nathalie Petrowski, le cégep a été une période décisive. En compagnie de Denis Deschamps, qui rend compte de l'expérience de chronopédagogie au Cégep de Lévis-Lauzon, ils expliquent à Catherine Perrin comment le cégep répond à un besoin de recherche de soi à la fin de l'adolescence.

Cette perte de temps, à ce moment-là de notre vie, elle est importante.

Nathalie Petrowski

« C’était un tournant, se souvient Nathalie Petrowski. J’étais une petite Française qui arrivait de Marie de France, avec un petit accent français, qui ne connaissait rien à la culture québécoise, [éduquée selon] la méthode française, avec la discipline, pas le droit de faire ci, pas le droit de faire ça… J’arrivais dans un espace de liberté, de prise de parole, on avait le droit de fumer dans les cours, de tutoyer nos professeurs… Pour moi, ça a été extraordinaire! »

Choc post-pensionnat
Jean-Luc Mongrain a connu la période de transition du cours classique au cégep : « La première fois qu’il y a eu une fille dans ma classe, c’était au cégep. J’ai été pensionnaire toute ma vie. […] Le printemps suivant, c’était nous qui faisions nos horaires de cours, nos horaires d’études… C’est le petit poulain à qui on ouvre les portes de l’écurie au printemps… Ça sort! C’est très difficile, lorsqu’on a été moulé pendant 8 ans de pensionnat, d’organiser sa vie! »

À la découverte de l’art
« On avait de grands auditoriums, on organisait des spectacles, on avait un club de cinéma, un journal étudiant, un café où se rencontrer, relate Lucien Francoeur, qui a enseigné au cégep après y avoir étudié. Je dirais que de 1968 à 1992, c’était extraordinaire [de fréquenter le cégep]. J’ai eu des professeurs comme Sylvain Lelièvre, Louise Desjardins – la sœur de Richard Desjardins –, Fabienne Thibeault dans mon cours de philosophie qui m’a dit, à Paris : "Mon Dieu que j’étais terrorisée quand t’arrivais avec ta gang." […] On découvrait nos auteurs québécois, qu’on avait longtemps occultés, et ça, c’était fantastique. »

La chronopédagogie, en phase avec la biologie adolescente
Cette année, le Cégep de Lévis-Lauzon, dans la région de Québec, fait l’essai d’une technique qui a obtenu des résultats probants ailleurs : la chronopédagogie. Il s’agit de faire commencer les cours destinés aux étudiants plus jeunes à une heure plus tardive, puisqu’à cet âge, il est scientifiquement prouvé que les adolescents ont plus de difficultés à se lever tôt le matin.

« L’horloge biologique des jeunes est vraiment déphasée, confirme Denis Deschamps, directeur des études. La recherche scientifique dit qu’ils ne se coucheront pas plus tard [pour autant]; on leur permet juste de terminer leur nuit de sommeil, qui, pour eux, se termine plus tard que six heures du matin. […] Ça a un effet sur la réussite, parce qu’on sait que la consolidation des connaissances se fait durant les dernières phases du sommeil. »

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