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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 23 août 2017

Spectre de l’autisme et amour : difficile, mais pas impossible

Publié le

Pierre Huet, Élise Robert-Huet et Dominic Daunais au micro de Catherine Perrin
Pierre Huet, Élise Robert-Huet et Dominic Daunais   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Les difficultés à décoder les sous-entendus, à tolérer la présence prolongée d'autrui et le fait d'être touché rendent les relations sentimentales ardues pour les personnes présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA). À l'occasion de la nouvelle série Atypique, qui aborde précisément ces questions, l'éducateur spécialisé Dominic Daunais, Élise Robert-Huet, atteinte du syndrome d'Asperger, et son père, le parolier Pierre Huet, expliquent à Catherine Perrin comment on peut surmonter de tels obstacles.

Beaucoup de choses sont plus socialement acceptées pour une fille que pour un gars dans les relations. Par exemple, si une fille ne regarde pas un gars dans les yeux ou est hésitante.

Élise Robert-Huet

« Il y a beaucoup de pressions sociales du fait que les amis ont des copains, des copines. [Les personnes souffrant d’un TSA] vont se dire : "Moi aussi, je dois en avoir une", indique Dominic Daunais. À la puberté, le corps va se développer comme [celui de] n’importe quel adolescent. Par contre, au niveau de la maturité affective, des fois, il y a un certain décalage. Il n’est pas étonnant de voir des personnes TSA qui commencent à développer des relations [seulement] à partir de la fin vingtaine. »

« Les filles vont y aller plus par observation, poursuit l’éducateur spécialisé. Elles observent les autres filles, elles prennent certaines manies. Elles s’inspirent de leurs habiletés sociales. Les garçons sont beaucoup plus individualistes et n’observent pas nécessairement autant que les jeunes filles. Effectivement, sur le plan social, les filles sont un peu plus épanouies que les garçons. »

Bande-annonce d'Atypical

Gare à la confusion
« Des fois, quelqu’un me dit quelque chose et je demande : "Pour vrai?" Ou je demande qu’ils me confirment si c’était littéral ou juste une expression, parce que, des fois, je suis vraiment confuse, raconte Élise Robert-Huet. Ma meilleure amie a le réflexe d’y penser et de préciser si c’est littéral ou juste une blague. […] Comme je suis [maintenant] capable d’utiliser le sarcasme, je pense que ça fonctionne de mieux en mieux. »

Inévitables craintes
« C’est une chose à laquelle on pense : qu’est-ce qui va arriver plus tard, quand je ne serai plus là? Forcément, c’est la même chose avec un enfant qui a n’importe quelle incapacité, souligne Pierre Huet. Dans un moindre mal, il vaut mieux une crainte qu’un déni. Je pense que ce serait plus dangereux de dire : "Ben non, il va s’arranger." Il faut vivre avec le fait que la personne qu’on aime a sa différence. Ce n’est pas que la planète doit s’ajuster à elle, mais pas loin. »

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