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Catherine Perrin
Audio fil du lundi 21 août 2017

Exploitation sexuelle : sortir du cercle vicieux

Publié le

Mélanie Carpentier, Ronald Lepage et Lilia Goldfarb
Mélanie Carpentier, Ronald Lepage et Lilia Goldfarb   Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

Camille est victime d'un réseau d'exploitation sexuelle. Avec Mélanie Carpentier, fondatrice de la Maison de Mélanie, Ronald Lepage, directeur général de La Sortie, Lilia Goldfarb, directrice des programmes au Y des femmes de Montréal, elle discute de la difficulté de sortir des réseaux de traite humaine.

Accusées d’avoir choisi cette voie
Ronald Lepage affirme que de nombreuses femmes se font reprocher, après être sorties de cette industrie, d’avoir choisi leur sort lorsqu’elles étaient travailleuses du sexe. Selon lui, le fait que celles-ci soient souriantes, pour pouvoir continuer dans le métier, renvoie une fausse image du milieu.

Mélanie Carpentier, qui a subi l’exploitation sexuelle, explique que peu de victimes se rendent compte de leur situation lors de leurs premiers mois dans ce milieu. Alors étudiante en victimologie, plusieurs années après être sortie de l’industrie du sexe, elle s’est rendu compte qu’elle n’était pas responsable de ce qui lui était arrivé. « Je me suis aperçue que la fois où l’on m’a violée à telle place ou lorsqu’on m’a tirée dessus à telle place, ce n’était pas de ma faute. »

Lilia Goldfarb explique que beaucoup de femmes ne parlent de leur expérience que plusieurs années plus tard, et qu’il est donc nécessaire d’améliorer la prévention dans les écoles.

Traquées même après avoir quitté ce milieu
Camille, dont le nom a été modifié, est en train de se sortir de cet enfer. Elle a entrepris ce processus au moment où elle a réalisé qu’elle était enfermée chez elle par ses proxénètes. « Si je sortais, je me faisais battre », raconte-t-elle.

Elle avait été attirée dans ce réseau par une personne qui a joué avec ses sentiments. « Il disait être mon chum », explique-t-elle. Celui-ci était en fait un proxénète, qui l’a forcée à aller travailler dans une autre province canadienne.

Camille dit qu’encore aujourd’hui, son appartement est sous surveillance et régulièrement mis à sac par ceux qui l’ont exploitée. Les différents intervenants présents autour de la table à l’émission lui proposent des ressources pour l’aider dans sa nouvelle vie.




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