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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 16 août 2017

L’évolution étonnante de l’imprimante 3D

Publié le

Guillaume Lallier et Vladimir Brailovski au micro de Stéphan Bureau
Guillaume Lallier et Vladimir Brailovski   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Non seulement c'est possible, mais ça arrive en ce moment. » Guillaume Lallier, spécialiste en modélisation 3D, confirme que les bâtiments construits à partir de pièces provenant d'imprimantes 3D sont maintenant chose courante. Vladimir Brailovski, chercheur et ingénieur mécanique, précise qu'il reste encore du chemin à parcourir pour imprimer des organes vivants. Ils expliquent à Stéphan Bureau que l'avenir de l'imprimante 3D dépend de la capacité à créer des fichiers de modélisation.

Guillaume Lallier admet que le verbe « imprimer » est peut-être mal choisi. « Les procédés de fabrication traditionnels tiennent généralement de la sculpture, au sens où on prend un bloc d’aluminium, et on en retire des couches. C’est le contraire avec l’impression 3D : on ajoute. C’est une méthode additive, indique-t-il. On part de la table; on va ajouter une couche d’un dixième de millimètre, par exemple. Ça permet de se décomplexer par rapport aux formes qu’on veut générer. On n’a plus vraiment de limites. Normalement, si on veut mouler une pièce, premièrement, le moule va coûter extrêmement cher. Puis, il va falloir en plus le démouler. [Avec l’impression 3D], je n’ai plus besoin de démouler ma pièce : elle est créée du bas vers le haut par couches successives [et] peut prendre n’importe quelle forme. »

Tissus : encore au stade du rapiéçage
« Ce n’est pas quelque chose d’assez [abouti] pour que je puisse dire : "On peut faire ça tout de suite." Mais on peut mettre dans une seringue des cellules humaines, faire une impression sur une base et ainsi bâtir une structure qui va vivre et se transformer en organe, déclare Vladimir Brailovski au sujet de l’impression 3D de tissus humains. Je dirais que d’ici 10, 20 ans, on va pouvoir imprimer certaines parties du pancréas. »

« On peut faire des implants, des prothèses de hanches qui sont en réalité des structures métalliques très complexes, poursuit le spécialiste. "Personnalisation" est un mot clé : on peut, par ingénierie inverse, créer une structure qui réplique la vôtre. »

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