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Jeunes et monarchistes : pour le symbole, le respect et la stabilité

Médium large

Avec Catherine Perrin

Jeunes et monarchistes : pour le symbole, le respect et la stabilité

Audio fil du jeudi 29 juin 2017
Étienne Boisvert au micro de Stéphan Bureau

Étienne Boisvert

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Ils voient en la monarchie le souvenir d'une grandeur perdue, le socle de leur fierté nationale, au-delà de la politique partisane, et une clé de voûte des institutions. Étienne Boisvert et Philippe Chartrand, de la Ligue monarchiste du Canada, ainsi que le comédien français Steevy Boulay sont très attachés à tout ce qui a trait à la couronne. En compagnie de Nathalie Lourau, directrice déléguée de la rédaction de la revue Point de vue, ils expliquent à Stéphan Bureau que la monarchie ne se limite pas qu'au faste.

« Pour moi, le roi ou la reine n’est pas l’émanation d’un parti politique. C’est surtout ça. C’est une continuité de l’État, déclare Steevy Boulay. Moi, Français, j’en ai ras le bol que tous les cinq ans, on change de chef d’État. J’ai envie d’avoir mon roi de France, et que les Français votent au suffrage universel pour un premier ministre et une politique. »

Échos des gloires d’antan
Il se dit jaloux des Britanniques lorsqu’il voit les autres chefs d’État du monde s’incliner devant la reine Élisabeth II. « Si je devais faire un choix entre une république et une monarchie, je choisirais la monarchie. Pour moi, la monarchie, c’est la plus grande période de chaque pays : les tsars en Russie, le shah en Iran, les pharaons en Égypte. Toutes les périodes monarchiques ont toujours été de belles et grandes périodes! »

Continuité rassurante
« Au Canada, la monarchie, la couronne, c’est plus que juste la personne, c’est plus que la reine Élisabeth, indique Philippe Chartrand. C’est les institutions. C’est, d’après moi, la stabilité politique. Le chef d’État est toujours là. […] Même si les politiques changent, même si le Parlement change, il y a une continuité avec la monarchie. »

Rassembler la famille
« Le premier ministre a l’agenda politique, mais on ne veut pas nécessairement lui attribuer [une] fonction souveraine, souligne Étienne Boisvert. C’est vraiment l’intérêt de la monarchie au Canada, c’est cette clé de voûte, surtout dans une situation où, comme au Canada, il y a beaucoup de différences. » Il se réjouit de pouvoir compter sur « une institution plus haute, qui remet l’Ordre du Canada, qui rassemble la famille canadienne. »

Essence du rêve
Même si la revue Point de vue, qui couvre l’actualité monarchique, existe depuis 1945, Nathalie Lourau assure que son lectorat se renouvelle et compte des jeunes. « Les familles royales sont l’essence même du rêve, dit-elle. Je crois que les plus jeunes, aujourd’hui, ont besoin de repères dans une société qui est parfois compliquée pour eux. »
Elle ajoute : « Ce que les gens aiment, c’est finalement s’approprier un petit peu la vie de ces gens-là. Ces familles royales sont presque, un petit peu, la famille idéale par procuration. »

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