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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 28 juin 2017

Alimentation : mythes et réalités sur le « manger local »

Publié le

Élise Desaulniers, Katherine-Lune Rollet, Anne-Marie Roy et Frédéric Morin au micro de Stéphan Bureau
Élise Desaulniers, Katherine-Lune Rollet, Anne-Marie Roy et Frédéric Morin entourent l'animateur Stéphan Bureau   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Entre le tiers et la moitié des aliments consommés par les Québécois viendraient du Québec même. La consommation de nourriture locale comporte-t-elle vraiment autant d'avantages qu'on le pense? Peut-on accroître la consommation et la production locales? Est-il plus dommageable de consommer des aliments importés que des aliments locaux? Stéphan Bureau en discute avec la journaliste Katherine-Lune Rollet, l'agriculteur Francis Madore, la diététiste-nutritionniste Anne-Marie Roy, le restaurateur Frédéric Morin et la chercheuse Élise Desaulniers.

Des avantages pour le consommateur
Économie de temps, respect des agriculteurs, meilleur goût, stimulation de l’économie locale, changement du tissu social des communautés… Ce ne sont là que quelques avantages de ne manger que des aliments produits dans un rayon de 160 km, selon Katherine-Lune Rollet. Elle insiste sur la facilité et les plaisirs du locavorisme.

À la découverte du terroir
« Ce n’est pas du 9 à 5, c’est souvent du 5 à 9 », dit Francis Madore, propriétaire des Jardins d’Ambroisie, au sujet de son travail. Le producteur de fruits et légumes biologiques parle à Stéphan Bureau de ses tâches quotidiennes pour cultiver ce qui se rend sur les tablettes de l’épicerie. Il insiste sur le devoir du consommateur de se demander ce qu’est son terroir, ce qui pousse près de chez lui et ce que ces aliments goûtent.

Un mode de consommation à développer
Légumineuses, grains, noix, kiwis… De tels aliments pourraient être cultivés au Québec, mais on continue de s’approvisionner ailleurs pour des raisons économiques. Anne-Marie Roy parle à Stéphan Bureau des avantages nutritionnels du locavorisme et donne des pistes pour développer ce mode de vie chez nous.

Une vision folklorique trop limitée
« On a toujours voyagé pour l’aliment. C’est plaisant et c’est intéressant pour la diversité. » Frédéric Morin, chef propriétaire des restaurants Joe Beef, Liverpool House et Le vin papillon, déplore que l’attrait pour le locavorisme entretienne certains mythes, comme l’impression que la provenance de certains aliments n’influe pas sur sa valeur nutritive. Il explique à Stéphan Bureau que la limite de 160 km liée à la provenance des aliments exclut certains producteurs potentiellement intéressants.

Pas la seule forme de consommation valable
« Il y a du bon dans la mondialisation », déclare Élise Desaulniers. Selon elle, le consommateur devrait se soucier de développer une solidarité avec les cultivateurs qui les approvisionnent, peu importe leur provenance. Elle explique à Stéphan Bureau pourquoi, selon elle, il faut s’intéresser aux manières durables de produire partout dans le monde.

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