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Et si on prenait ses vacances au pays pour contrer le surtourisme?

Médium large

Avec Catherine Perrin

Et si on prenait ses vacances au pays pour contrer le surtourisme?

Audio fil du mardi 11 juin 2019
Alain Grenier et Julie Laferrière au micro de Catherine Perrin.

Alain Grenier et Julie Laferrière

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

L'absence de transport accessible vers les régions intéressantes, d'histoires à raconter à propos de celles-ci, la recherche du beau temps, mais aussi le poids de l'industrie touristique dissuadent les touristes canadiens de voyager dans leur propre pays, selon Alain Grenier et Julie Laferrière. Le professeur en tourisme et développement durable et la chroniqueuse touristique parlent à Catherine Perrin de l'importance de valoriser chaque saison de la vie canadienne auprès des voyageurs, et de redéfinir l'exotisme.

« Essayez d’aller voir les gens de Natashquan ou les Amérindiens de Nutashkuan. Essayez d’aller au Nunavik. Essayez d’aller à la Baie-James… On n’a pas de conditions de voyage qui nous encouragent à aller vers ces régions », constate Alain Grenier.

« Dès qu’on franchit le fjord de Tadoussac et qu’on s’informe [pour savoir] dans combien de temps on atteint le prochain village, les gens nous disent : "Mais pourquoi voulez-vous aller là?" poursuit-il. Si vous regardez l’Islande, en comparaison; chaque fois qu’on arrête dans un village, les gens nous disent : "N’oubliez pas d’aller chez les autres." Ils nous invitent à poursuivre, à aller plus loin. Donc, il faut aussi qu’on ait des histoires à raconter. Il y a peut-être un déficit à [cet égard], au Québec. »

On ne peut pas penser que toute la ville [de Montréal] va se rendre en Gaspésie en voiture, alors il faut qu’on développe nos moyens de transport public. Le train, par exemple.

Alain Grenier

Une autre forme d’exotisme

« Est-ce qu’on peut être dépaysé dans son propre pays? Est-ce qu’on peut arriver à trouver de l’exotisme alors qu’on sait qu’on est chez soi? demande Julie Laferrière. Je crois que c’est une façon de se programmer, de se dire : "Je vais voyager dans mes frontières, la langue ne sera pas étrangère, mais je vais essayer de trouver de l’exotisme là où il ne s’impose pas, comme [c’est le cas] lorsqu’on est très loin." »

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