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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 5 juin 2019

Ils refusent de mettre le travail au centre de leur vie

Publié le

Emmanuel Leroux-Nega, Alexandra Lamoureux et Olivier Arbour-Masse au micro de Catherine Perrin.
Emmanuel Leroux-Nega, Alexandra Lamoureux et Olivier Arbour-Masse   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Pour se garder du temps pour d'autres passions, parce que la réussite professionnelle n'est pas leur valeur cardinale, ou simplement par accident, Patrick Dubois, Alexandra Lamoureux, Emmanuel Leroux-Nega et Olivier Arbour-Masse ont donné au travail une place de second rang dans leur vie. Le conteur, la gestionnaire et les deux journalistes expliquent à Catherine Perrin qu'il est possible de se réaliser autrement et décrivent les réactions polarisées que suscitent leurs choix de vie.

Patrick Dubois a laissé tomber sa carrière d’homme d’affaires pour devenir conteur en Gaspésie. « J’essayais de gagner le plus vite possible mes sous pour prendre ma retraite rapidement, raconte-t-il. J’ai réalisé que je passais tout mon temps à me mettre du temps de côté. À un moment donné, je me suis dit : "Mais voyons, c’est un non-sens." »

La façon d’apporter le plus à la société, c’est en étant bien dans sa peau et en étant bien avec les gens autour de soi.

Patrick Dubois

Vivre maintenant

Alexandra Lamoureux a décidé d’adopter un horaire de quatre jours après le décès subit d’un ami. « J’aimais tellement sa façon de voir les choses, sa façon de vivre, de ne pas s’économiser, dit-elle. Chaque jour était important. […] J’étais un peu du genre : "On va s’amuser plus tard." Je me suis comme réveillée. Je me suis dit : "Non, c’est maintenant que je veux vivre. Je n’ai pas envie d’attendre à plus tard." »

Je me suis découverte autrement en voyage. […] Chaque jour, c’était comme si je m’appartenais. On dirait qu’on ne s’appartient jamais, ici.

Alexandra Lamoureux

Prendre le temps

Emmanuel Leroux-Nega, lui, meuble sa vie de pigiste en s’assurant de laisser passer du temps entre les contrats. « Ce qui tue, c’est cette idée que la majorité de notre temps, notre temps le plus productif, doit être donné au travail, souligne-t-il. Que le soir, on peut prendre un peu de temps pour soi, mais qu’on doit surtout se préparer à retourner au travail, et que la fin de semaine, on peut prendre un petit peu de temps pour soi, mais qu’on doit surtout se préparer à retourner au travail le lundi. »

Ça fait beaucoup rêver les gens. On me dit : "Ah! T’es tellement chanceux!" Ce n’est pas de la chance. J’ai juste pris la décision de sacrifier autre chose pour ça.

Emmanuel Leroux-Nega

Nécessaire réflexion

Depuis une commotion cérébrale qui l’a tenu loin du travail, Olivier Arbour-Masse songe aux manières de se donner à lui-même plus de temps. « J’ai trouvé le moyen d’être bien, parce que j’étais débarrassé de toute cette espèce de pression de produire, de performer, de réussir », affirme-t-il à propos de son congé forcé. « Ça a [déclenché] chez moi une réflexion sur la place que je laisse au travail dans ma vie. Pas seulement l’espace temporel, mais aussi l’espace émotif, ce que ça vient occuper dans ma tête. […] Ça influence mes émotions au point d’influencer qui [je suis] avec mes amis et mes proches. »

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