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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 4 juin 2019

Pourquoi on aime tant revoir ou relire une œuvre

Publié le

Deux enfants sous une couverture regardent un film sur une tablette.
Deux petites filles sous une couverture regardent un film au moyen d'une tablette numérique.   Photo : iStock

Revivre des émotions agréables, poursuivre une réflexion intéressante, mieux comprendre quelque chose que l'on n'a pas tout à fait saisi, chercher un sentiment de contrôle à travers quelque chose que l'on peut prédire, être rassuré... C'est un peu pour tout cela que l'on aime revenir à une œuvre d'art, un film, une série ou un livre que l'on connaît déjà, estiment Rose-Marie Charest, Georges Privet et Claudia Larochelle. La psychologue, le critique de cinéma et la chroniqueuse littéraire expliquent à Catherine Perrin que c'est en revisitant une œuvre que l'on peut mieux sentir son importance.

« C’est très facile de dire que tel film est un chef-d’œuvre", mais si on ne le revoit jamais, c’est un peu trop facile, dit Georges Privet. Est-ce que ça reste vrai? C’est ce que je reprocherais à beaucoup de collègues [critiques] en ce moment : on a le chef-d’œuvre facile, et je sais, pour les connaître, qu’ils n’ont jamais revu certains films qu’ils ont qualifiés de chefs-d’œuvre. Il faut revoir les films. »

Une phrase qui m’a toujours fait rire : "Le film a mal vieilli." Par définition, le film n’a pas changé. Ce que ça veut dire dans certains cas, et c’est difficile à admettre pour les gens qui émettent professionnellement des opinions, c’est qu’ils se sont trompés.

Georges Privet

Fascinante intemporalité

« C’est ce qui me fascine chaque fois : comment un écrivain peut durer dans le temps; s’ancrer dans le réel, dans son époque, mais durer tout le temps et [rester] d’actualité, fait valoir Claudia Larochelle. C’est ce qui fait, selon moi, la force d’une œuvre, et c’est pour ça que je veux la relire. »

Les gens changent, les œuvres demeurent

« Dans les grandes œuvres, on retrouve l’humanité, et elle, elle est constante, affirme Rose-Marie Charest. C’est toujours une rencontre entre soi et l’œuvre. Dans cette rencontre, il y a notre imaginaire qui comble tous les vides, mais selon où l’on est rendu dans sa vie, on ne verra pas la même chose qu’on a vue il y a 5 ou 10 ans. »

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