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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 22 mai 2019

Jusqu’où iront les tensions entre l’Iran et les États-Unis?

Publié le

Des Iraniens malmènent un masque à l'effigie de Donald Trump lors d'une manifestation à Téhéran.
Des Iraniens malmènent un masque à l'effigie de Donald Trump lors d'une manifestation à Téhéran, en avril 2019.   Photo : AFP/Getty Images / -

Le déploiement d'un porte-avions et de missiles américains au Moyen-Orient a peu de chances de mener à une véritable intervention des États-Unis en Iran, selon Amir Khadir et Sami Aoun. Le président Donald Trump souhaite surtout galvaniser ses alliés arabes et israéliens, et forcer l'Iran à négocier un nouvel accord. Du côté de l'Iran, aucune faction ne souhaite voir d'Américains en son sol. L'ex-politicien et le politologue expliquent à Catherine Perrin que la menace d'un affrontement vient surtout des faucons dans l'entourage de Trump, comme le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, et le secrétaire d'État, Mike Pompeo.

« M. Trump est un opportuniste, un pragmatique. Ce n’est pas un va-t-en-guerre inconditionnel, note Sami Aoun. Il a toujours été critique de la guerre en Irak, par exemple. Il est dans la continuité de M. Obama, c’est-à-dire un isolationniste. Il souhaite surtout un recul américain, surtout de l’espace moyen-oriental, et pivoter vers l’Asie. Ce qui arrive en Iran, pour l’instant, est un combat indirect avec la Chine. […] Trump ne voulait pas que l’Iran glisse dans la stratégie chinoise. Le deuxième point où il a de la sollicitation lui vient des pays arabes. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, parfois l’Égypte ou autres voient dans l’Iran la montée d’une hyperpuissance régionale qui les déstabilise. »

La guerre en Syrie a été gagnée par les Iraniens, et la guerre en Irak de même. C’est pourquoi [Donald Trump] veut renforcer ses alliés arabes. Puis, il y a toujours dans l’équation Israël, qui est en rapport de bellicosité avec l’Iran.

Sami Aoun

L’énigme Bolton

« [John] Bolton, depuis l’époque où il était dans le gouvernement Bush, est très aligné sur les politiques israéliennes les plus extrémistes, personnifiées par un [Benyamin] Nétanyahou, qui est actuellement au pouvoir avec des franges de plus en plus fanatiques et belliqueuses de la politique israélienne, souligne Amir Khadir. Il a dit tout récemment […] qu’avec ce qui se passe – les ennuis judiciaires de Donald Trump et ses difficultés sur le plan interne –, que c’est la meilleure fenêtre d’opportunité depuis 20 ans pour attaquer l’Iran. Donc, je pense que des gens comme Bolton, comme Pompeo, cherchent à voir si cette situation intérieure peut réunir les conditions pour constituer un casus belli [occasion de guerre]. »

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