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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 26 avril 2019

Pourquoi baby-boomers et millénariaux voient l’argent différemment

Publié le

Un jeune homme montre à un homme plus âgé quelque chose sur son téléphone intelligent.
Les 22-37 ans n'ont pas le même rapport avec l'argent que les 54-77 ans, selon une étude.   Photo : iStock

Les jeunes âgés de 22 à 37 ans ont été élevés par des parents divorcés, préfèrent vivre en ville, privilégient le plaisir, mais se sentent obligés d'étudier, et ils évoluent dans un monde numérique. C'est ce qui explique, selon Diane Pacom et Diane Bérard, les rapports bien différents qu'ils entretiennent avec l'argent, l'automobile et l'immobilier. La sociologue et la chroniqueuse économique expliquent à Catherine Perrin que les millénariaux ne font que poursuivre les changements sociaux amorcés par les baby-boomers.

« On dit souvent que les millénariaux détruisent certaines industries, évoque Diane Bérard. On dit aux États-Unis, entre autres, que l’industrie des maisons d’entrée de gamme vit des heures difficiles parce que, justement, les millénariaux ne veulent pas d’entrée de gamme, ils attendent de pouvoir se payer une plus grosse maison. »

Plusieurs millénariaux estiment ne pas appartenir à la classe moyenne, alors que les baby-boomers estiment y appartenir. La disparition du concept de classe moyenne, c’est quelque chose de caractéristique [des millénariaux].

Diane Bérard

L’ère de l’éphémère

« Ils vivent dans l’éphémère », dit Diane Pacom au sujet des 22 à 37 ans. « Ils n’ont pas vraiment cette vision presque éternelle du temps [qui amène à vouloir] s’acheter une maison et vivre là tout le temps. Juste le fait qu’ils viennent de familles divorcées, pour la plupart d’entre eux, ne les encourage pas à la nidification. C’est l’urbain qui les attire le plus. Les villes sont le lieu naturel des jeunes d’aujourd’hui, étant donné que ce sont des jeunes qui capitalisent beaucoup sur le plaisir, sur le désir, sur toute autre chose que leurs parents. »

Un monde différent

« Une chose qui me tracasse et me bouleverse, c’est la disparation de l’argent, déclare également la sociologue. Le jeune n’a pas cette vision de l’argent comme quelque chose qui est matériel. Pour un jeune, acheter des choses, c’est vraiment un phénomène abstrait. L’argent était [autrefois] le modérateur entre le désir d’acheter quelque chose et l’achat de la chose. […] Il y a quelque chose qui disparaît dans le rapport économique, quelque chose qui a toujours été là et qui fait que ces jeunes-là, encore une fois, vivent dans un monde complètement différent de celui de leurs parents. »

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