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Ces histoires d’accouchement qu’il faut raconter

Médium large

Avec Catherine Perrin

Ces histoires d’accouchement qu’il faut raconter

Audio fil du mercredi 24 avril 2019
Elsa Pépin, Maxime Catellier et Eveline Marcil-Denault au micro de Catherine Perrin.

Elsa Pépin, Maxime Catellier et Eveline Marcil-Denault

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Certains accouchements se déroulent dans le bonheur, d'autres sont des expériences traumatiques. Le livre Dans le ventre rassemble 12 de ces histoires, dont une racontée du point de vue d'un homme. En compagnie de l'auteure Elsa Pépin, directrice de l'ouvrage, Maxime Catellier, écrivain, et Éveline Marcil-Denault, psychologue, parlent à Catherine Perrin de l'importance de ne pas garder secrètes les histoires d'accouchement.

« C’est extrême, la responsabilité qui nous tombe dessus quand on met des enfants au monde, note Éveline Marcil-Denault. Je me rappelle exactement du moment où je l’ai ressentie, quand j’étais à bout, fatiguée, que le bébé était né. Ma première fille était là, mon chum était parti à la maison chercher quelque chose. J’avais un peu la fantaisie qu’une infirmière viendrait prendre mon bébé pour l’emmener quelque part, pour que moi, je me repose. En fait, ce n’est pas arrivé. Elle m’a dit : "Bon, eh bien, bye bye!" Je l’ai vue partir et c’est à cette seconde-là, quand je me suis retrouvée seule, épuisée, avec mon bébé, que j’ai senti tout le poids de ce qui m’attendait pour les prochaines années. »

C’est un fragile équilibre entre prendre soin de quelqu’un d’autre et prendre soin de soi.

Éveline Marcil-Denault

Rater son accouchement?

Elsa Pépin se souvient de son deuxième accouchement comme d’un événement traumatique et violent. « J’ai eu deux césariennes, raconte-t-elle. La première d’urgence, parce que ma fille se présentait par siège. […] C’est arrivé très, très vite, mais je l’ai bien vécu. Le deuxième accouchement, je l’ai mal vécu. Ça a été très, très long, et je voulais – je savais que ce serait mon dernier enfant – accoucher par voies naturelles. Il y avait la déception. Quand ils sont arrivés et m’ont dit qu’ils allaient faire une césarienne, il y a eu comme une espèce de sentiment d’échec immense. »

Évidemment, tout ce qu’on veut, c’est que le bébé soit en santé, mais il n’y a pas que ça.

Elsa Pépin

Se sentir inutile

Maxime Catellier était à plusieurs heures de route de sa conjointe lorsqu’elle a accouché. « J’étais vraiment inutile, évoque-t-il. J’étais très loin. Je n’avais pas de voiture pour me déplacer. […] Je n’avais aucun moyen d’aller la rejoindre. J’étais vraiment sans pouvoir; je ne pouvais absolument rien faire. »

Dans l’ouvrage, il décrit son expérience d’homme. « Ça demeure une abstraction jusqu’à ce qu’on ait le bébé dans les bras », dit-il au sujet de l’accouchement. « Ce n’est pas quelque chose qu’on vit physiquement. On le vit psychologiquement. »

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