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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 23 avril 2019

Une escouade spéciale en renfort contre la démence

Publié le

Dre Marie-Andrée Bruneau, Caroline Ménard etr Dina Karkavilas au micro de Catherine Perrin.
Dre Marie-Andrée Bruneau, Caroline Ménard etr Dina Karkavilas   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

L'anxiété, la dépression, les hallucinations, la paranoïa, l'agitation, l'errance et la résistance aux soins compliquent considérablement la prise en charge par le réseau de la santé des personnes souffrant de démence. Voilà pourquoi une équipe de spécialistes de divers horizons épaule désormais les centres d'hébergement et les équipes de soins à domicile, à Montréal. En compagnie de Dina Karkavilas et de Geneviève Raynauld, proches aidants, Marie-Andrée Bruneau, gérontopsychiatre, et Caroline Ménard, psychologue, expliquent à Catherine Perrin comment humaniser le traitement des personnes atteintes de démence et d'alzheimer.

« C’est souvent ces symptômes-là qui vont entraîner le plus de stress pour les aidants, le plus de détérioration de leur qualité de vie, [ce qui] va mener, souvent, à des hébergements précoces, parce que ça épuise le réseau », souligne Marie-Andrée Bruneau. Il faut d’abord comprendre quelles sont les causes de ces comportements. Des fois, ça peut être de la douleur; des fois, ça peut être une infection; des fois, ça peut être l’environnement qu’on ne comprend pas [ou] l’approche de la personne qui nous accompagne qui augmente le stress. »

L’être avant les symptômes

« Derrière la maladie, il y a une personne, affirme Caroline Ménard. C’est important de s’intéresser à cette personne-là : qui elle est, ce qu’elle aime, quelles étaient ses passions, ses passe-temps, ses habitudes de vie antérieures. […] Les intervenants deviennent beaucoup plus empathiques [lorsqu’ils savent qui était] cette personne-là. »

Il y a un gros effort à faire [de la part] de nos centres d’hébergement, au Québec, pour que l’environnement soit le plus résidentiel possible, le plus significatif possible.

Caroline Ménard

Chaleur thérapeutique

Âgé de 85 ans et souffrant de la maladie d’Alzheimer, le père de Dina Karkavilas a bénéficié des services de la nouvelle équipe, et la proche aidante a remarqué une amélioration. « Premièrement, ils comprennent les aidants, note-t-elle. C’était chaleureux, tous les professionnels nous ont rencontrés, un par un. Ça a fait que [mon père] n’était plus un numéro. Ils voulaient le comprendre. Ils lui ont posé des questions pas mal personnelles : ce qui le rendait agité, ce qu’il aimait, ce qu’il a fait comme occupation, qui était ma mère… »

L’équipe symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD) de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal du CIUSSS – Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal comprend également des infirmières, des psychoéducatrices, des ergothérapeutes et des musicothérapeutes.

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