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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 18 avril 2019

Le café pour emporter, un rituel bien canadien

Publié le

Un jeune homme marche dans la rue avec un café pour emporter dans la main.
Le Canada est le pays où il y a le plus de cafés bus à l’extérieur du ménage par habitant au monde.   Photo : Getty Images / MStudioImages

La routine, le confort, la sécurité... C'est un peu tout cela que les Canadiens se procurent en achetant leur café pour emporter, le matin, au Starbucks, chez Tim Horton ou McDonald's. Ils y tiennent tant que le Canada est le pays où il y a le plus de cafés bus à l'extérieur du ménage par habitant au monde. Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques agroalimentaires, et Stéphane Mailhiot, publicitaire, discutent avec Catherine Perrin des aspects environnementaux et économiques de cette habitude.

« C’est l’héritage de Tim Horton. Dès les années 1960, on a invité les consommateurs à consommer du café hors ménage le plus souvent possible, souligne Sylvain Charlebois, notant que 91 % des Canadiens boivent du café quotidiennement ou chaque semaine.

Point de référence

« C’est un gros marché, et c’est pour ça que les fondations, les entreprises ou les organismes qui font des collectes de fonds se réfèrent à la tasse de café, poursuit le spécialiste. Genre : "[Le montant] d’une tasse de café par jour va vous permettre de nourrir un enfant quelque part." C’est un point de référence mental que tout le monde comprend. »

Luxe abordable

« On l’a vu lors de la dernière crise économique : on pensait que Starbucks allait être l’un des titres qui allait le plus écoper [à la bourse], parce qu’on se disait : "Les gens vont faire attention à leur budget", indique Stéphane Mailhiot. Ce dont on s’est rendu compte, c’est qu’il y a […] un concept qui s’appelle le luxe abordable. Des gens font des économies énormes, sacrifient leurs vacances, mais, pour compenser, se gardent un petit luxe quotidien, et Starbucks en fait partie. »

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