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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 17 avril 2019

Dans les coulisses des grands scandales environnementaux

Publié le

Vincent Larouche au micro d'Isabelle Craig.
Vincent Larouche   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

L'un a révélé la dissimulation de déchets contaminés sur des terres agricoles du Québec par des firmes privées. L'autre, l'influence du lobby des pesticides sur le travail des agronomes de la province. Vincent Larouche, de La Presse, et Thomas Gerbet, de Radio-Canada, sont tous deux parvenus à changer des choses avec leurs révélations. Les deux journalistes racontent à Isabelle Craig comment un simple événement peut faire basculer une enquête et forcer les gouvernements à agir.

« On a beau entendre des bribes d’informations, des rumeurs, des bruits, il faut vraiment pouvoir le démontrer pour pouvoir le publier, d’autant plus quand on met le nom des acteurs impliqués », rapporte Vincent Larouche au sujet de l’affaire des sols contaminés.

Moments décisifs

Le journaliste a senti l’urgence d’investiguer en apprenant qu’à la suite d’une perquisition dans une entreprise de décontamination, un employé s’est enlevé la vie.

« Quelqu’un ne va pas s’enlever la vie après avoir été questionné sur un petit problème de taxes ou une couple de fausses factures, évoque-t-il. Ce qu’on a découvert, c’est qu’il s’était mis à table, qu’il avait révélé un saccage environnemental à la police. […] Ça a lancé des années d’investigation à La Presse. »

Tirer sur un fil

Thomas Gerbet, lui, enquêtait depuis longtemps sur l’usage des pesticides. Le renvoi de l’agronome Louis Robert lui a permis d’aborder la question sous un nouvel angle et de susciter une attention accrue du public, des fonctionnaires gouvernementaux, des agriculteurs et des autorités.

« C’est comme si on tirait sur un fil et que des éléments s’ajoutaient, comme des pierres, les unes sur les autres, dit-il. Au final, ça finit par donner un dossier suffisamment gros pour qu’il y ait une prise de conscience. Parfois, il y a un élément, comme ce congédiement, qui fait que les gens sont plus sensibles. C’est vrai qu’il faut tout documenter. »

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