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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 11 avril 2019

Les défis d’être les parents-poules d’un jeune autiste

Publié le

Mathieu Gratton, Benjamin Gratton et Patricia Paquin au micro de Catherine Perrin.
Mathieu Gratton, Benjamin Gratton et Patricia Paquin   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Il vit à son rythme, il suit ses désirs; c'est tout ce qui existe pour lui. » Parents de Benjamin, 17 ans et autiste, Patricia Paquin et Mathieu Gratton doivent modérer leurs craintes pendant que leur fils vit ses premiers déplacements seuls et ses premières expériences de travail. Au moyen de la page Facebook Le monde de Benjamin, celui-ci communique sa vision du monde, tandis que ses parents sensibilisent la population au sujet de l'autisme. À l'occasion du mois de l'autisme, Benjamin, Patricia et Mathieu discutent avec Catherine Perrin des limites dans la possibilité d'encadrer les personnes autistes.

Patricia Paquin reconnaît qu’avec son tempérament maternel, elle a encore du travail à faire pour laisser à Benjamin l’espace dont il a besoin. « C’est hyper important de leur laisser du "lousse", dit-elle. Les pères sont beaucoup plus dans le laisser-aller, tandis que moi, je suis plus dans le : "Voyons, il va être en retard", jusqu’à presque attacher ses souliers. »

Mathieu Graton croit qu’il est de son devoir d’encourager son fils à vivre des expériences. « Je le surveille, je suis stressé, je me considère père-poule, mais une poule sauvage, indique-t-il. Je ne le laisse pas à l’abandon. »

Des plans pour l’avenir

« Je pense qu’il peut faire bien des choses, mais avec encadrement », indique sa mère, qui a le projet d’ouvrir un café où des gens différents comme Benjamin pourront travailler toute sécurité. « Quand il va avoir ses 18 ans, ça serait le fun qu’il ne vive pas de l’aide sociale et qu’il se rende utile. Je m’en fais un peu une mission dans les prochains mois. »

« Ça prend un endroit où Benjamin va être à l’aise, fait valoir son père. Si ça ne lui tente pas de travailler, je ne souhaite pas le pousser à avoir la vie qu’on a. S’il peut se permettre de travailler juste deux jours par semaine, tant mieux. »

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