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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 9 avril 2019

Le trône de fer, la série qui revisite l’histoire avec fantaisie

Publié le

L'actrice Emilia Clarke touche un dragon une scène de la série <i>Game of Thrones</i>.
Emilia Clarke dans une scène de la série Game of Thrones   Photo : Associated Press

Guerres et destinées des grandes familles du Moyen Âge, dragons, zombies, batailles épiques... La saga télévisée inspirée de la série de livres de Georges R. R. Martin a profondément marqué la culture populaire en mélangeant tout cela. À quelques jours du début de la huitième et ultime saison, trois mordus de Game of Thrones, le chroniqueur Hassan Serraji, l'historienne Evelyne Ferron et l'édimestre Olivier Lalande, expliquent à Catherine Perrin pourquoi des millions de téléspectateurs suivent les aventures des familles Stark, Lannister et Targaryen.

« On ne peut pas vraiment donner une seule inspiration à ces personnages », souligne Evelyne Ferron, selon qui l’on trouve, dans Le trône de fer, des ressemblances historiques avec la guerre des Deux-Roses (1455-1485), les guerres de clans écossaises du Moyen Âge, le mur d’Hadrien et les dynasties asiatiques. George R. R. Martin se serait également inspiré de la série de romans Les rois maudits, de l’auteur français Maurice Druon, laquelle relate les luttes pour le trône français qui ont mené à la guerre de Cent Ans.

[Le personnage de] Jon Snow est à la fois Jésus Christ et Jules César, quand on regarde un peu comment il meurt et renaît. […] C’est un bar ouvert. C’est une fantaisie historique.

Evelyne Ferron

Jeux de coulisses

Selon Hassan Serraji, les luttes fratricides et les jeux de pouvoir qui ponctuent la série font partie de l’histoire de tous les peuples. « Comme dans House of Cards, on voit les jeux de pouvoir, dit-il. On voit comment les alliances des familles et les gens peuvent évoluer. Les gens loyaux et droits ont toujours une fin tragique. […] Des séries comme celle-là nous rappellent qu’à la fin, on ne peut pas reculer. La peur a toujours façonné l’histoire. »

Un peu de neuf sous le soleil

« Ce n’est pas une [marque de commerce] complètement asséchée comme ce qu’on a vu ces dernières années, souligne Olivier Lalande. La guerre des étoiles, Batman, Spiderman… Tous les univers de notre enfance ont été ressuscités allègrement, alors que là, on y va avec quelque chose qui sort un peu de nulle part. »

La forme narrative du Trône de fer distingue également la série des autres du monde télévisuel, à son avis : « La plupart des séries sont écrites à l’épisode et l’on ne sait pas trop ou ça s’en va; ça finit par tourner en rond, alors qu’ici, depuis sept saisons, on s’en va vraiment vers un dénouement ultime, qui est la vengeance de ces gens qui souffrent d’affreuses injustices depuis plusieurs années. »

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