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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 27 mars 2019

La vie adulte mouvementée des enfants de l’adoption internationale

Publié le

Manuelle Alix-Surprenant, Josélito Michaud et Philippe Marois au micro de Catherine Perrin.
Manuelle Alix-Surprenant, Josélito Michaud et Philippe Marois   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

La recherche identitaire, les cicatrices de l'abandon, la peur de l'attachement et le retour aux origines font inévitablement partie de leur vie. D'un destin à l'autre, la nouvelle série audio animée par Josélito Michaud, donne la parole à six adultes de 20 à 35 ans qui ont été adoptés à l'international. L'animateur, le réalisateur Philippe Marois et l'une des protagonistes de la série, Manuelle Alix-Surprenant, adoptée en Corée du Sud, discutent avec Catherine Perrin des conflits de loyauté qu'on peut ressentir quand on est l'un de ces enfants.

« On grandit avec l’idée qu’on doit exprimer et ressentir de la gratitude, souligne Manuelle Alix-Surprenant. Le moindrement qu’on exprime des questionnements, peut-être même de la colère, de la tristesse ou de l’incompréhension par rapport à notre adoption, les gens autour de nous vont nous dire : "Pourquoi? Tu n’aimes pas ta famille?" Ce n’est pas parce qu’on se pose des questions qu’on n’aime pas notre famille, mais il y a nécessairement cette corrélation qui se fait. »

Quand on se fait toujours [dire] : "D’où viens-tu?" "Tu parles donc bien français", "Tu as l’air confortable ici, mais on dirait que tu ne viens pas d’ici", […] on finit par se demander : "Coudonc, est-ce que je viens d’ici?" Par le regard des autres, je me fais rappeler que je viens d’ailleurs.

Manuelle Alix-Surprenant

Passé recomposé

Pour Josélito Michaud, lui-même enfant adopté et maintenant père adoptif, la série a remué bien des choses, à commencer par le mutisme de ses enfants sur le sujet. « C’est comme s’ils ne voulaient pas du tout en parler, dit-il. Il y a quelque chose qu’ils ne veulent pas nommer. »

Puis, son propre questionnement à propos de ses origines : « C’est complexe, mon histoire d’adoption. C’était complexe quand j’ai retrouvé ma mère biologique. C’est complexe quand tu te rends compte que finalement, tu n’as peut-être aucune affinité avec cette mère biologique là. »

À chacun sa stratégie

Philippe Marois estime avoir rencontré tous les cas de figure en produisant la série. « Il y a des personnes qui veulent absolument, de façon viscérale, retrouver leurs racines, savoir d’où ils viennent, alors que d’autres ne veulent rien savoir du tout, indique-t-il. D’autres ont le goût, mais ils ont peur de soulever cette roche. Ils ne savent pas ce qu’ils vont y trouver. Pour l’instant, ils sont bien, ils n’ont pas le goût d’aller plus loin. »

La série D’un destin à l’autre sera offerte à partir du 29 mars sur le site ainsi que sur l’application d’ICI Radio-Canada Première.

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