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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 26 mars 2019

Unité 9 : l’empreinte profonde d’un phénomène social sans précédent

Publié le

Luc Guérin, Guylaine Tremblay, Élise Guilbault et Danielle Trottier au micro de Catherine Perrin.
Luc Guérin, Guylaine Tremblay, Élise Guilbault et Danielle Trottier   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Les pensionnaires du pénitencier fictif de Lietteville ont tout appris au public sur le quotidien dans une prison, mais elles ont aussi favorisé l'intégration des ex-détenues au Québec, et mené à une meilleure acceptation de l'homosexualité au petit écran. Les comédiens Luc Guérin, Élise Guilbault et Guylaine Tremblay, ainsi que l'auteure Danielle Trottier ont senti l'empreinte sociale laissée par Unité 9 au fil de ses sept saisons. À quelques heures de la diffusion de son 169e et dernier épisode, ils discutent avec Catherine Perrin de comment Unité 9 leur a permis de changer le monde en mieux.

« Toutes les femmes du Québec qui ont écouté Unité 9 savent ce qui peut leur arriver si elles entrent en dedans, souligne Danielle Trottier. Elles connaissent les menottes, elles connaissent le trou, elles connaissent les fouilles à nu… Elles savent à quel point c’est difficile de garder contact avec sa famille. On [est passé] de zéro connaissance à tout ça par le biais de l’attachement. C’est ça qui est formidable. »

[Les téléspectateurs] sont attachés à des personnages qui n’étaient pas forcément si attachants, mais on les a profondément aimés et on les a suivis dans leur tumulte.

Danielle Trottier

Moteur de changement

« Ça a comblé beaucoup de choses chez les acteurs que nous sommes, affirme Guylaine Tremblay. Oui, artistiquement, on avait des choses incroyablement fortes et belles à jouer, et en même temps, pour la première fois, j’ai eu l’impression qu’à notre modeste façon, on changeait quelque chose dans la société. Et ça, c’est extrêmement rare. »

Elle poursuit : « Les ex-détenues, maintenant, ont moins de difficulté à retourner sur le marché du travail depuis Unité 9. Ce n’est pas rien, ça, parce qu’on sait que si tu ne travailles pas en sortant de prison, tu risques forcément de retourner en prison parce que tu ne trouves pas des moyens positifs de t’en sortir; alors, tu retournes dans ce que tu connais. »

L’humanité derrière la criminalité

« Danielle a proposé qu’on aille voir l’humanité derrière la criminalité. C’est un point de départ qui, je crois, nous a nourris tout au long de l’aventure », déclare Luc Guérin, avant de décrire son propre personnage, le psychologue Steven Picard. « [Elle a aussi eu] l’intelligence de placer un psychologue qui a lui-même une faille. Au fil du temps, je me suis rendu compte que je vibrais aux failles de ces femmes-là. [Steven Picard] est lui-même une victime de quelque chose. »

Du beau dans l’improbable

« C’était quand même quelqu’un qui n’était pas ordinaire, dit Élise Guilbault à propos de son personnage de Kim Vanier. C’était quelqu’un qui faisait de la médecine ayurvédique. Tout à coup, elle arrive avec ses gros sabots [en prison], assez sûre d’elle-même, en disant presque : "Je vais aller faire une étude de terrain." Elle a dû descendre de ses talons hauts. Elle s’est humanisée. […] C’est très beau d’avoir fait entrer une femme de cet âge-là, et qu’elle se colle à une jeune femme pour une relation absolument improbable. Les femmes en ont beaucoup parlé. »

Le dernier épisode d’Unité 9 sera diffusé ce soir à 20 h sur ICI Radio-Canada Télé.

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