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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 20 mars 2019

Faut-il écourter les heures d’ouverture des magasins?

Publié le

Les ventes sont nombreuses à cette période-ci de l'année au magasin Latulippe.
Les ventes sont nombreuses à cette période-ci de l'année au magasin Latulippe.   Photo : Radio-Canada

Un représentant de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante s'oppose à toute nouvelle réglementation qui viendrait alourdir le fardeau des commerçants. Un professeur de gestion appuie toute mesure favorisant la décroissance, nécessaire selon lui à un meilleur bien-être. Réagissant à la demande de détaillants d'écourter les heures d'ouverture des centres commerciaux pour mieux contrer la pénurie de main-d'œuvre, Bruno Leblanc et Yves-Marie Abraham discutent avec Catherine Perrin des pressions qui pèsent sur les entrepreneurs et les consommateurs à l'ère du commerce électronique.

Bruno Leblanc se dit plutôt favorable à un allègement de la réglementation pour les commerçants. « L’entrepreneur moyen, au Québec, passe près de 800 heures par années à remplir de la paperasse gouvernementale de tout acabit pour mener son entreprise, dit-il. Les taux d’imposition [sont] beaucoup plus élevés que dans le reste du Canada – on passe presque du simple au triple. C’est un peu la même chose [sur le plan] de la taxation de la masse salariale, qui est près de 30 % plus élevée que dans le reste du Canada. […] Ce genre de ponction n’est pas du tout liée à la profitabilité de l’entreprise. Qu’il y ait profit ou non, on doit payer. »

Ce sont de belles idées, tout ça, mais est-ce que les entrepreneurs, au Québec, ont la marge de manœuvre [pour les réaliser]? Dans le domaine de la restauration, par exemple, la marge de profit tourne autour de 3 %. Ce n’est vraiment pas beaucoup.

Bruno Leblanc

Reculer pour avancer

Yves-Marie Abraham, lui, voit plutôt la réduction des heures d’ouverture des commerces d’un bon œil. « On dégagerait du temps pour les salariés; du temps, aussi, pour les consommateurs, qui pourraient faire autre chose que consommer », fait-il valoir.

Il reconnaît toutefois que les entreprises sont soumises à une pression énorme, qui ne peut être allégée qu’en repensant tout l’écosystème économique : « Une des choses qui pèsent aujourd’hui sur ces petites et moyennes entreprises, c’est le développement du commerce en ligne. Lui continue pendant que le commerce ferme. […] La décroissance doit être pensée d’une perspective assez générale; au minimum à l’échelle d’une province. Comment pourrait-on organiser une société qui soit moins contrainte par cet impératif? »

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