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Le perfectionnisme visionnaire de Stanley Kubrick

Médium large

Avec Catherine Perrin

Le perfectionnisme visionnaire de Stanley Kubrick

Audio fil du jeudi 7 mars 2019
Un homme marche dans un vaisseau imaginé par Stanley Kubrick.

Une scène du film 2001, l'odyssée de l'espace

Photo : MGM

Innovateur ayant réinventé presque chaque genre cinématographique abordé dans ses 13 films, perfectionniste quasi maniaque capable de tourner 100 prises pour une scène, mélomane pouvant décupler l'effet d'une scène grâce au bon choix musical, le réalisateur a terrorisé, mystifié, ému et marqué avec des classiques comme 2001 : l'odyssée de l'espace, Shining et L'orange mécanique. Au 20e anniversaire de sa mort, les critiques de cinéma Georges Privet et Manon Dumais de même que l'auteur Simon Roy expliquent à Isabelle Craig que Stanley Kubrick a pressenti l'avenir dans ses œuvres.

« Il y a un avant et un après 2001 : l'odyssée de l’espace, affirme Manon Dumais. On réinvente la science-fiction. Jamais on n’avait filmé l’espace comme ça. […] Il a été l’un de premiers à faire de très gros plans [sur] le regard des acteurs quand ils s’effondrent psychologiquement. Ça nous choque parce [qu’il y a] une perfection, mais en même temps, on nous raconte un chaos, la fin du monde, la déshumanisation. »

Aujourd’hui, quand on voit un plan-séquence, que ce soit chez Podz, chez Fincher, chez Cuarón [ou] chez Wes Anderson, on se dit : "Ouais, on a déjà vu ça", mais c’est Kubrick, le premier qui a fait ça.

Manon Dumais

L’effet de surprise à tout coup

« Il y a un [schéma] dans la sortie de ses films, souligne Georges Privet. Quand ils sortent, ils sont très mal reçus. Avec le temps, ils deviennent des classiques. 2001, Shining… Ça tient au fait qu’il arrive toujours avec ce qu’on n’attend pas. Dans le cas de Shining : les films d’horreur, traditionnellement, se passent dans des maisons qui ont l’air hantées. Dans Shining, il voulait un hôtel […] qui a l’air d’un hôtel normal. De la même manière, 2001 : l'odyssée de l’espace n’est pas du tout le genre de film de science-fiction qu’on faisait en 1966, en 1967 ou en 1968. »

C’est quelqu’un qui était extrêmement préparé, qui se gardait du temps en masse pour répéter et, s’il y avait une découverte qui se pointait, il était assez intelligent pour la reconnaître.

Georges Privet

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