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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 26 février 2019

Les incarnations multiples de la douance chez les enfants

Publié le

Isabelle Robidas, Marianne Bélanger et Tanya Izquierdo Prindle au micro de Catherine Perrin.
Isabelle Robidas, Marianne Bélanger et Tanya Izquierdo Prindle   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Loin d'exceller dans tout, l'enfant présentant une double exceptionnalité peut, au contraire, souffrir de retards développementaux ou de difficultés scolaires qui masquent ses précocités sur le plan verbal ou moteur. La psychologue Marianne Bélanger, la pédiatre Isabelle Robidas et l'auteure Tanya Izquierdo Prindle parlent à Catherine Perrin de l'importance d'une approche multidisciplinaire pour encadrer les enfants doués.

« Un enfant doué intellectuellement, et dont la famille répond aux besoins, ça va, en général, souligne Marianne Bélanger. Un trouble neurodéveloppemental n’est pas lié à la famille. La douance n’étant pas un diagnostic, elle se situe sur tout le continuum des psychopathologies. On peut être doué et diabétique, on peut être doué et [avoir un] trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), on peut être doué et autiste… C’est là que ça prend une couleur différente. »

Des signes à reconnaître

« Un enfant qui évolue très bien, qui n’a pas de besoin particulier, qui est heureux, qui n’est pas anxieux… Est-ce que c’est vraiment nécessaire d’aller en faire l’évaluation? Peut-être pas, dit Isabelle Robidas. Mais quand l’enfant commence à démontrer certains besoins ou comportements – des crises, de l’opposition, de l’anxiété, des troubles scolaires, des comportements dérangeants ou perturbateurs en classe – là, c’est important d’aller préciser le diagnostic, le profil cognitif de cet enfant. »

Il y a la douance, mais il y a aussi le trouble, et l’un peut masquer l’autre.

Isabelle Robidas

Pas supérieurs, différents

« L’espèce de résistance à bien prendre le concept de la douance, au Québec, vient en grande partie d’une incompréhension, affirme Tanya Izquierdo Prindle. On a tendance à associer faussement la douance à une supériorité. Ce n’est absolument pas le cas. Est-ce qu’une personne déficiente intellectuelle est inférieure à la personne typique? Non. Tout comme le doué n’est pas supérieur à la personne typique. Une fois qu’on comprend ça – ce n’est ni un plus, ni un moins; c’est une différence –, on est en mesure de mieux l’accepter et de mieux l’accueillir. »

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