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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 12 février 2019

Sylvie et Camille Léonard : l’importance de faire son chemin

Publié le

Camille et Sylvie Léonard au micro de Catherine Perrin.
Camille et Sylvie Léonard   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Elle a joué le rôle de sa mère plus jeune dans L'âge des ténèbres, Un gars, une fille, Ruptures et Lâcher prise. Diplômée en théâtre, Camille Léonard est cependant décidée à faire sa marque comme comédienne par elle-même. Après avoir entendu l'appel très tôt dans sa vie, elle a essayé d'autres voies, comme pour déjouer la fatalité. Sylvie et Camille Léonard discutent avec Catherine Perrin des grands changements dans le métier de comédien en comparant leurs deux générations, et décrivent comment leur chimie s'est construite au fil des ans.

« On a plus de complicité maintenant, de femme à femme », dit Sylvie Léonard au sujet de sa relation avec sa fille. « Je pense que Camille et moi [avons] vraiment des points communs. […] Quand on a des enfants, on lance des dés. »

Un métier qui a bien changé

« C’est impossible de comparer le métier [tel qu’il était] il y a 40 ans, quand ma mère commençait, au métier d’aujourd’hui, note Camille Léonard. C’est ce que je trouve à la fois beau et difficile du métier : c’est qu’il évolue tellement rapidement. [Il y a] une diversité de parcours. […] Il s’agit de trouver quel parcours te convient. »

Sylvie Léonard raconte sa réalité de jeune comédienne lorsqu’elle est sortie du collège de Saint-Hyacinthe : « On n’avait pas d‘agent; ça n’existait pas. On se faisait faire un petit Polaroïd, on écrivait notre CV sur une feuille de papier et on faisait le neuvième étage de Radio-Canada deux, trois fois par mois, pour rencontrer les réalisateurs, et on espérait qu’on nous appelle. »

Le système était complètement différent. Les producteurs, c’était Radio-Canada, TVA et les théâtres. Il n’y avait pas d’agents de casting. Il y avait moins d’intervenants. Le réalisateur nous appelait directement à la maison. Déjà, à mon époque, il y avait beaucoup de comédiens, mais il y avait par contre beaucoup de productions. Sauf qu’il fallait se faire remarquer. Mais comment? Personne n’allait te vendre. C’était juste toi.

Sylvie Léonard

Jeu d’opinions

Reconnaissant que son nom a pu lui ouvrir des portes, la jeune comédienne assure qu’il lui incombe de se montrer à la hauteur des attentes. « Il ne faut jamais oublier que l’opinion d’autrui, même des professionnels, reste une opinion, que le talent est extrêmement subjectif, affirme-t-elle. Il y en a à qui je vais plaire dans mon style de jeu, il y en a à qui je ne vais pas plaire, et je pense qu’il ne faut pas laisser ces gens avoir trop d’influence sur nos rêves et nos désirs. Mais c’est sûr que devant un refus, il y a des moments de doute, et je pense que ces moments-là sont importants. »


Sylvie et Camille Léonard participeront à l'événement Aujourd'hui, je passe à l'histoire, le 18 février au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui.

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