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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 12 février 2019

Comment diminuer les risques du ski hors-piste

Publié le

Maxime Bolduc et Katia Leblanc au micro de Catherine Perrin.
Maxime Bolduc et Katia Leblanc   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Environ 750 % plus nombreux qu'ils ne l'étaient en 2001, les mordus du ski de randonnée en secteurs isolés devraient toujours pratiquer ce sport en groupe de trois et se munir d'équipements de secours avant de partir à l'aventure. Katia Leblanc, adepte du ski hors-piste, Maxime Bolduc, directeur de la Fédération québécoise de montagne et d'escalade (FQME), et Yanick Lefebvre, responsable de la section hors-piste du site ZoneSki, expliquent à Catherine Perrin que le risque zéro n'existe pas en ski hors-piste, mais parlent aussi du plaisir et de l'exercice qu'il procure.

Selon Maxime Bolduc, le risque numéro un du ski hors-piste est celui des avalanches. « Une masse de neige qui bouge prend de la vitesse très rapidement, dit-il. Ça devient très lourd, donc ça peut casser [des membres]. Avec l’équipement sur soi, […] il peut y avoir des torsions aux genoux. »

On est dans l’arrière-pays. Quand il arrive un accident, un petit problème, il faut être capable de sortir la personne qui se blesse.

Maxime Bolduc

Mieux vaut la préparation que la réparation

Yanick Lefebvre insiste sur l’importance d’une bonne préparation. « Si on a vérifié les bulletins d’avalanches et qu’on a une bonne connaissance des lieux, on minimise les risques, indique-t-il. Il ne faut quand même pas se tirer dans un couloir d’avalanches quand les risques sont excessivement élevés. Il faut avoir un maximum d’information avant d’aller dans un endroit. »

Les centres entrent dans la danse

En confondant Les vieilles Po, un site visant à rassembler des adeptes du ski hors-piste qui souhaitent faire des randonnées collectives, Katia Leblanc a contribué à démocratiser ce sport dans la région des Laurentides. « On s’est fait un devoir d’appeler chaque station de ski avant chaque sortie, parce qu’il y a des [skieurs hors-piste] qui montent dans les stations ouvertes aux [skieurs ordinaires]. Ça peut créer des frictions, raconte-t-elle. En faisant ça, j’ai l’impression que des montagnes se sont mises à réfléchir à la situation, à élargir leur offre. Maintenant, il y a des sentiers de randonnée alpine tout près, dans les Laurentides, à moins d’une heure de Montréal. »

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