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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 17 janvier 2019

L’empreinte écologique insoupçonnée des animaux de compagnie

Publié le

Un chat et un chien se câlinent sur un canapé.
Des animaux de compagnie   Photo : iStock

Puisque les chats, les chiens et les lapins domestiqués mangent le cinquième des protéines animales consommées aux États-Unis, et qu'ils sont encore élevés pour la reproduction malgré leur surpopulation, il importe d'interdire la vente d'animaux d'élevage, mais aussi d'explorer la possibilité de leur donner une alimentation végétarienne. Trois spécialistes de la question animale expliquent à Catherine Perrin comment mener les animaux de compagnie vers la décroissance tout en respectant notre obligation morale envers eux.

Nos invités sont Elise Desaulniers, directrice de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), Valery Giroux, chercheuse en éthique animale, et Jean Lessard, éducateur canin.

« Les chats qui ne sont pas encore nés, les chiens qui ne sont pas encore nés n’ont pas intérêt à venir au monde », affirme Valery Giroux pour justifier l’importance de stériliser les animaux. « Les espèces en tant que telles n’ont pas d’intérêt à se perpétuer. Ce sont les [animaux] qui existent déjà qui [ont] intérêt à être bien traités, à ce qu’on en prenne soin, mais ça n’a pas d’implication sur les animaux du futur. »

La viande synthétique à la rescousse

Elise Desaulniers réagit à une étude citée par Jean Lessard qui stipule que les chiens pourraient se plier à un régime végétarien. La même étude prévient que les chats ont davantage besoin de viande. « La viande propre, la viande de laboratoire faite à partir de cellules que l’on reproduit, pourrait être quelque chose d’intéressant pour les animaux, si on décide que les chats doivent absolument manger de la viande », dit la militante. Elle souligne que de nombreuses entreprises travaillent présentement à commercialiser une telle viande. « J’en ai même trouvé une qui fait de la viande de souris pour les chats. »

Pas de pureté totale

Jean Lessard laisse entendre que le recours aux éleveurs par les gens en quête d’animaux pure race a quelque chose d’illusoire. « L’ADN chez les canidés est un total chaos, déclare-t-il. De l’hybridation, il y en a partout, partout. On n’a pas apprivoisé des loups, on a apprivoisé des chiens, qui sont apparus grâce à nos déchets. Depuis 20 000, 30 000 ans, il y a eu beaucoup, beaucoup d’hybridation entre les loups, les coyotes et les chiens. »

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