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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 16 janvier 2019

Le grand défi de réduction de l’empreinte carbone de Médium large

Publié le

Émilie Bergeron, Doreen Assaad et Jean-François Touchette au micro de Catherine Perrin.
Émilie Bergeron, Doreen Assaad et Jean-François Touchette   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Trois personnes acceptent de réduire, au cours du prochain moi, leur consommation d'essence, de viande, d'énergies fossiles et de matières non renouvelables. Il s'agit de la mairesse de Brossard, Doreen Assaad, d'Émilie Bergeron, une mère de famille, et de Jean-François Touchette, un homme célibataire habitant en colocation. Ils expliquent à Catherine Perrin comment la composition de leur famille, leurs habitudes alimentaires et leur vie professionnelle détermine leur empreinte carbone. Le biologiste Claude Villeneuve évalue pour sa part le nombre de tonnes de CO2 que produit annuellement chacun d'entre eux.

Au moyen d’un questionnaire, Claude Villeneuve a déterminé qu’Émilie produisait individuellement 5,8 tonnes de CO2 par année, que Jean-François en produisait 4,8 tonnes, et Doreen, 6,8 tonnes.

Sur l’ensemble de l’humanité, il faudrait qu’on fasse des émissions qui ne dépassent pas deux tonnes et demie par personne.

Claude Villeneuve

Pizza extra CO2

Il fait à nos participants des révélations surprenantes, par exemple quant au coût environnemental des repas congelés que Doreen sert à sa famille : « Les analyses de cycle de vie nous donnent des résultats qui sont aux alentours de 3,7 kilos [de CO2] par portion. On tient compte de plusieurs éléments. La filière de la viande qu’il y a dans le repas congelé peut amener des animaux qui viennent, par exemple, du Brésil. Les autres facteurs sont liés au fait que vous êtes tout le temps dans la chaîne du froid et que vous avez besoin de beaucoup d’emballage. Le plastique, l’aluminium… Tout ça est émetteur. Une tonne d’aluminium, selon l’endroit d’où il vient, peut émettre jusqu’à 14 tonnes de CO2. »

Jamais assez

Émilie Bergeron n’est pas surprise de son pointage, mais se dit frustrée que malgré ses efforts pour réduire son empreinte écologique, celui-ci soit aussi élevé. « Je mets quand même au chemin ma poubelle et mon bac de recyclage de façon hebdomadaire, souligne-t-elle. Je cuisine énormément à la maison, mais il y a encore tellement de produits dont je ne peux pas me passer qui génèrent des déchets de plastique et de carton. »

Trop de viande, pas assez de compostage

Jean-François reconnaît que la diète cétogène, qu’il a adoptée récemment, se traduit par une plus grande consommation de viande : « C’est au moins quatre fois par semaine. »

Le fait qu’il ne pratique pas le compostage n’aide pas non plus son pointage. « J’habite dans un demi sous-sol; j’ai essayé les sacs en papier brun, mais ça fuit, note-t-il. Dans mon congélateur, je n’ai pas assez de place. J’ai essayé plusieurs pistes de solution qui se sont avérées malheureusement inefficaces. Je suis constamment à la recherche de nouvelles solutions. »

Petits appareils, grande consommation énergétique

Doreen, pour sa part, accuse le coup d’une famille nombreuse de six personnes, qu’elle emmène en voyage deux fois par année, et des nombreux appareils électroniques qui sont utilisés dans la résidence familiale. « J’ai trois adolescents aux études dans la maison. Ils ont chacun un ordinateur, un iPad, un cellulaire… Ma belle-mère aussi semble très équipée, affirme-t-elle. On essaie de les donner, les uns après les autres, mais ça fait beaucoup d’appareils. »

Nos trois participants seront de retour bientôt pour nous laisser savoir s’ils ont réussi à changer leurs habitudes.

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